Georges-Louis Bouchez rappelle le PS à l'ordre: "Il faut respecter les accords qui sont pris"

La vaccination obligatoire, c'est le sujet qui anime l'actualité politique de ces derniers jours. Après un dimanche de protestation face aux nouvelles mesures sanitaires, le président du MR s'est à son tour exprimé sur les sujets chauds ce lundi matin.

Georges-Louis Bouchez rappelle le PS à l'ordre: "Il faut respecter les accords qui sont pris"
©JC Guillaume

Sur le plateau de LN24, Georges-Louis Bouchez s'est montré en faveur de la mesure prise par le fédéral concernant les soignants. "Sur le fond de la mesure, on va à l'hôpital pour être soigné, pas pour tomber malade. Il est donc logique, qu'il y ait une attention particulière sur le personnel soignant", a déclaré le président du MR.

Le libéral est aussi revenu sur le kern chaotique de la semaine dernière, en taclant le PS au passage : "Il y a beaucoup de fébrilité du côté du parti socialiste qui n'a pas aidé à la résolution de ce dossier. Je pense qu'au PS il faut se restabiliser et respecter les accords qui sont pris". Après de longues discussion ce vendredi, il a été décidé que la vaccination sera obligatoire à partir du 1er janvier pour les soignants. Date à laquelle des sanctions seront prises envers les réfractaires.

Concernant l'obligation vaccinale pour la totalité de la population cette fois, Georges-Louis Bouchez n'a pas tranché. "Au MR, on n'est jamais fermé au débat. Mais une obligation sans sanction est inopérante", a-t-il assuré. Le président des libéraux francophones demande que des sanctions claires soient associées à la vaccination obligatoire par ceux qui la défendent. "Nous ne sommes pas des promoteurs de cette obligation au MR, mais s'il n'y a pas de sanctions c'est inopérant", a-t-il insisté. "C'est aujourd'hui une idée théorique, qui pose pas mal de problèmes éthiques"

A ce sujet, le président du MR s'est indigné du manque de contrôle du Covid Safe Ticket, trop facile à frauder selon lui. "Il n'y a pas suffisamment de contrôle étatique de la véracité des CST, ce n'est pas le rôle des indépendants. Comme pour toute obligation, il faut du contrôle et de la sanction", a-t-il martelé.

Alors que le gouvernement met l'accent sur la vaccination dans la lutte contre le coronavirus, le président du MR pense que des points d'attention supplémentaires devraient être portés aux contrôles des mesures actuelles. "C'est un peu facile de dire il n'y a que ça comme problème (la vaccination ndlr)"