"Véritable catastrophe sociale", "une clef de bras aux chauffeurs": le MR et le cdH attaquent le gouvernement bruxellois concernant l'interdiction d'Uber

Le gouvernement bruxellois est "clairement responsable" de la fin des opérations de l'application Uber pour le transport rémunéré de personnes dans la capitale, assènent mercredi le MR et le cdH, tous deux dans l'opposition.

Belga

Ils dénoncent l'absence de réforme du secteur et la "lâcheté" de la majorité. La cour d'appel de Bruxelles a décidé mercredi que les chauffeurs titulaires d'une licence LVC (Location de Voiture avec Chauffeur), qui utilisent l'application Uber, sont contraints de cesser d'opérer dès ce vendredi.

Selon le MR, cette décision est à contre-courant des besoins de mobilité alors que les services LVC "complémentent l'offre actuelle". "Elle est prise sur la base d'une réglementation obsolète, écrite à une époque où les smartphones n'existaient pas", ajoute David Weytsman, député libéral bruxellois. "C'est une véritable catastrophe sociale. Bruxelles est la ville où le risque de pauvreté est le plus élevé en Europe et le PS risque d'envoyer des milliers de personnes au chômage ou au CPAS."

Le cdH déplore également que le ministre-président Rudi Vervoort et son gouvernement refusent de réformer l'ordonnance taxi. "C'est une lourde responsabilité qui entache le bilan de ce gouvernement et sa crédibilité", dénonce Christophe De Beukelaer, député au parlement bruxellois. "Le gouvernement fait une clef de bras aux chauffeurs LVC pour les forcer à accepter son plan taxi: ils n'ont le choix qu'entre ça et le chômage. La méthode socialiste consiste donc à mettre à pied 2.000 travailleurs sans préavis, sans concertation avec les représentants et sans aucune perspective d'avenir pour les familles."


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