Georges-Louis Bouchez: "Convoquer des Comités de concertation via la presse comme l'a fait Jan Jambon, cela sème la panique"

Invité sur Bel RTL ce lundi matin, le président du MR Georges-Louis Bouchez est revenu sur les mesures décidées par le Comité de concertation ce vendredi.

E.L

Ce vendredi matin, le fédéral et les entités fédérées se sont réunis pour la troisième fois en l'espace de seulement vingt jours afin de prendre de nouvelles mesures pour enrayer la propagation du coronavirus en Belgique.

L'organisation répétée de tels Comités de concertation représente-t-elle vraiment un outil efficace pour gérer la crise sanitaire ? Selon Georges-Louis Bouchez (MR), c'est une méthode qui marche encore "si tout le monde garde son sang-froid", a-t-il indiqué ce lundi matin au micro de Bel RTL.

"Si l'on se rapporte à un baromètre qui nous permet d'organiser une réunion lorsque certains chiffres sont atteints, alors oui, c'est utile. Mais convoquer une réunion via la presse, comme le Ministre-président flamand -Jan Jambon (N-VA), ndlr -l'a fait, ce n'est certainement pas une manière de gérer ça utilement avec sang froid et sérieux", a fustigé le président du Mouvement Réformateur. "Cela sème le trouble et la panique dans la population, et on n'en a pas besoin", a encore poursuivi le libéral.

"Une situation politique intolérable"

Plusieurs sources ont indiqué que Jan Jambon aurait convoqué le Codeco pour empêcher la tenue d'un rassemblement à Anvers, que le bourgmestre Bart De Wever préférait ne pas interdire lui-même. Pour le président du MR, ce comportement est tout à fait inacceptable : "Je pense que si c'est vrai, on est là face à une situation politique qui est intolérable et qui doit donner lieu à des interrogations auprès du Ministre-Président", a-t-il mis en garde. "On n'organise pas un Comité de concertation - avec de telles déclarations qui ont suscité la panique chez les restaurateurs et les citoyens - juste pour sauver la fête d'un ami", a-t-il insisté.

Le libéral est ensuite revenu sur le fond des mesures adoptées ce vendredi, et notamment sur l'obligation du port du masque dès l'âge de six ans. "Il y a deux réalités: le virus circule fortement dans les écoles, c'est un fait. Mais d'un autre côté, les enfants n'ont pas à subir des entraves à leur épanouissement et à leur apprentissage. Donc le port du masque dès 6 ans est loin d'être la meilleure mesure qui a été prise", a-t-il déploré.

Enfin, Georges-Louis Bouchez a insisté sur deux manquements dans la lutte contre la crise sanitaire. Pour lui, il est urgent de donner un coup d'accélérateur à l'administration de la troisième dose de vaccin, mais aussi de se pencher sur une meilleure organisation de notre système hospitalier. "Je m'étonne que deux ans plus tard, le ministre de la Santé ne soit pas venu avec de nouvelles propositions. Il faut avoir une organisation mieux adaptée face à la crise sanitaire", a-t-il conclu.


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