Bart De Wever: "La ministre a soudoyé Engie. Si quelqu'un mettait 200 millions dans ma poche, je serais également prêt à dire n'importe quoi"

Pour Bart De Wever, la ministre Van der Straeten a soudoyé Engie.

Bart De Wever: "La ministre a soudoyé Engie. Si quelqu'un mettait 200 millions dans ma poche, je serais également prêt à dire n'importe quoi"
©Belga

Dans un courrier adressé au Premier ministre Alexander De Croo, Jean-Pierre Clamadieu, président du CA d'Engie, annonce une fin inévitable du nucléaire en Belgique. Selon lui, il n'est plus possible de maintenir ouvertes les centrales nucléaires existantes Doel 4 et Tihange 3. Une lettre qui provoque la méfiance du président de la N-VA, Bart De Wever. Selon lui, la fin de ces centrales n'est pas inévitable. Dans les médias flamands, il s'interroge : "pourquoi le ton de la lettre est-il si négatif?".

Le nationaliste n'y va pas de main morte et charge la ministre de l'Energie, Tinne Van der Straeten (Groen). "La question essentielle qui se pose ici est la suivante : qu'est-ce qui rendra Engie le plus riche ? Continuer à produire de l'énergie nucléaire bon marché, ou faire le plein l'année prochaine de 200 millions de subventions de Mme Van der Straeten pour produire de l'énergie gazière très sale ? Cette question essentielle n'a pas été posée", lance l'homme politique dans les colonnes de De Morgen.

De Wever estime que la ministre Van der Straeten a arrosé Engie, qui sort de ce débat avec le pactole. "Engie a gagné au Win for Life grâce à ces subventions", poursuit le leader flamand. "Van der Straeten a en fait soudoyé Engie, je n'ai pas d'autres mots pour le dire." Allant même jusqu'à annoncer que "si quelqu'un mettait 200 millions dans ma poche, je serais également prêt à dire n'importe quoi."

"Tout le monde se concentre aujourd'hui sur le CO2 et le climat, et à juste titre : c'est la priorité absolue", assure-t-il. "Mais le générateur d'énergie le plus massif dont nous disposons actuellement est l'énergie nucléaire. Nous devons électrifier à grande échelle. Tout doit être électrique, la demande d'électricité va donc augmenter de façon exponentielle. Mais la source la plus massive pour y parvenir de manière respectueuse du climat est refusée de manière dogmatique. Ce gouvernement plonge notre pays dans l'incertitude."

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