La Défense et la Politique scientifique fédérale ont signé un protocole d'accord

La ministre de la Défense, Ludivine Dedonder - en distanciel - et le secrétaire d'État chargé de la Politique scientifique, Thomas Dermine, ont lancé lundi après-midi à l'École royale militaire trois projets de recherche et ont signé dans la foulée un protocole d'accord entre la Défense et la Politique scientifique fédérale (Belspo).

Belga
La Défense et la Politique scientifique fédérale ont signé un protocole d'accord
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Ce dernier a pour objectif de créer un cadre de collaboration à long terme pour mettre en œuvre un programme de recherche scientifique pluriannuel DEFRA (Defence-related Research Action). La Défense a organisé en début d'année un premier appel dans le cadre du programme DEFRA en collaboration avec Belspo qui a abouti au lancement de trois projets de recherche. Les projets Insert-BD, MONA et Salto sont les lauréats.

Le projet Insert-BD - mené par l'Institut de recherche pour le travail et la société de la KULeuven et l'École royale militaire - vise à favoriser les possibilités d'emploi pour les NEET (Not in Education, Employment or Training, personnes sans emploi ne poursuivant pas d'études et ne suivant pas de formation) au sein de la Défense. L'objectif est également d'optimiser les processus de recrutement et de mettre un accent particulier sur la diversité des profils des candidats potentiels dans le processus de recrutement afin d'encourager une plus grande diversité au sein de la Défense belge.

Le projet MONA (Université de Liège, Microsys et FN Herstal) vise, lui, à concevoir un petit système de récolte d'énergie, récupérant l'énergie mécanique et la convertissant en énergie électrique afin d'alimenter, par exemple, une unité de communication ou un dispositif de charge de batterie.

Enfin, le projet Salto, porté par l'ISSeP (Institut scientifique de service public), l'UCLouvain et la société Oscars, fournira à la Défense un outil qui permettra d'accroître la capacité d'analyse des images satellitaires et optimisera les tâches des analystes.

"Le programme DEFRA vise à mettre en place de manière structurée des partenariats en matière de recherche scientifique et technologique entre la Défense, le monde universitaire et l'industrie selon le modèle triple helix pour l'innovation, dans des domaines et selon des thèmes considérés comme prioritaires par la Défense", a rappelé Mme Dedonder.

Concrètement, "tandis que les dépenses de recherche scientifique et technologique de la Défense s'élevaient à près de 9 millions d'euros en 2021, ce sont environ 13 millions d'euros qui sont prévus pour 2022, dont près de 2 millions d'euros pour le programme DEFRA. Ce budget et la part du programme DEFRA augmentera encore à l'avenir", a encore précisé la ministre.