Des moyens financiers insuffisants pour le Plan National de Sécurité : "On va devoir faire des choix entre les priorités établies"

Le nouveau Plan National de Sécurité 2022-2025, qui entrera en vigueur le 1er janvier et fixe les priorités de tous les services de police belges, risque de manquer de moyens.

Des moyens financiers insuffisants pour le Plan National de Sécurité : "On va devoir faire des choix entre les priorités établies"
©BELGA

Ce plan prévoit notamment parmi ses priorités une lutte contre la criminalité liée à la drogue et au terrorisme ainsi que la sécurité routière. Le Collège des procureurs généraux avertit cependant que les ressources sont insuffisantes pour traiter profondément ces dossiers. Dans la situation actuelle, les procureurs devront "continuer à faire des choix entre les priorités établies", rapporte De Tijd mercredi.

Dans une lettre adressée le 13 décembre au ministre de la Justice Vincent Van Quickenborne (Open Vld), les procureurs généraux dénoncent le fait que le nouveau Plan National de Sécurité ne contienne "aucun engagement formel sur les budgets et les ressources nécessaires pour gérer les priorités".

Ils critiquent également le problème persistant de l'absence de budget séparé pour la police judiciaire fédérale, alors que la loi le prévoit. "C'est nécessaire pour s'attaquer rapidement et avec la souplesse nécessaire aux phénomènes de criminalité prioritaires, qui dans la pratique deviennent de plus en plus complexes, volumineux et chronophages."

Dans une réaction, le ministre de la Justice souligne que le Plan National de Sécurité est toujours en cours d'élaboration et que les commentaires des procureurs généraux seront pris en compte.