De Wever: "On est tellement dans la mouise que l'on est prêt à donner des subsides à des centrales au gaz wallonnes"

Le dossier de la centrale au gaz de Tessenderlo n'est pas perdu d'avance, selon le président de la N-VA, Bart De Wever, interrogé vendredi dans "De Tijd".

De Wever: "On est tellement dans la mouise que l'on est prêt à donner des subsides à des centrales au gaz wallonnes"
©Belga

Pour mettre en place le plan qui doit garantir la sécurité d'approvisionnement en électricité, le gouvernement fédéral manque toujours d'une nouvelle centrale au gaz. Le projet d'Engie retenu dans le cadre du Mécanisme de Rémunération de Capacité (CRM), à savoir une centrale au gaz à Vilvorde, se heurte au refus de permis de la ministre flamande de l'Environnement, Zuhal Demir (N-VA).

Engie a annoncé qu'elle solliciterait un nouveau permis. En cas d'échec, le gouvernement fédéral a convenu jeudi qu'il pourrait sélectionner un autre projet à condition qu'il bénéficie d'un permis. Des projets en Wallonie (en plus de celui déjà retenu des Awirs à Liège, également d'Engie) sont cités. Or, à lire M. De Wever, des projets existent aussi en Flandre même si le nationaliste flamand défend toujours la prolongation de deux réacteurs nucléaire, qui, selon lui, aurait déjà permis à la Belgique de se trouver beaucoup plus loin dans ce dossier.

"Dans le scénario de la prolongation des deux réacteurs les plus récents (Doel 4 et Tihange 3), une nouvelle centrale au gaz aurait de toute façon été nécessaire. Il y en a déjà une approuvée à Gand. Et je pense que le dossier de Luc Tack, qui a demandé un permis adapté pour une centrale au gaz à Tessenderlo (Limbourg), n'est pas perdu d'avance. L'approvisionnement aurait été garanti et la Belgique se serait retrouvée dans le train européen où l'énergie nucléaire est vue de plus en plus comme une énergie verte. Maintenant, on est tellement dans la mouise que l'on est prêt apparemment à passer Engie et à donner des subsides à des centrales au gaz wallonnes pour résoudre le problème", a dit M. De Wever.

Quant à la décision de Mme Demir de refuser le permis de Vilvorde, elle avait été précédée par un refus en première instance de la députation du Brabant flamand dans laquelle siège également l'Open Vld, a fait remarquer le président nationaliste. "D'ailleurs, il n'y a encore personne qui est venu me dire en face que la décision de Demir de refuser le permis n'était pas correcte", a-t-il ajouté.

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