Maxime Prévot fustige les dernières mesures du Codeco: "Le politique s’honorerait à reconnaître qu’il s’est gouré de cible"

Entre la résistance proclamée par le secteur culturel et le maintien du respect des décisions prises par le Codeco, la tâche s'annonce compliquée pour les mandataires locaux.

Le président du cdH et bourgmestre de Namur, Maxime Prévot, était l'invité de matin Première ce vendredi matin sur la RTBF. Celui-ci a tenu à manifester son soutien au secteur de la culture et s'est indigné du manque de cohérence des décisions prises par les derniers comités de concertation. "Il n'y a plus d'adhésion parce qu'il n'y a pas de Codeco crédible et cohérent", a-t-il déclaré. "Je ris sous cape quand j'entends que quatre partis de la majorité sur sept dénoncent eux-mêmes la décision à laquelle ils ont pris part. Il faut être cohérent."

Selon lui, l'incohérence de ces mesures plonge tous les mandataires locaux dans une situation embarrassante. "Sur le fond, on s'indigne autant que le secteur culturel de cette décision qui n'a ni queue ni tête, mais nous sommes tenus à veiller à ne pas cautionner des actes de désobéissance civile. On va être de nouveau le cul entre deux chaises. Il est évident que je ne vais pas envoyer la police et les matraques. Mais on ne peut pas uniquement être dans le laisser-faire."

C'est pourquoi, le président du cdH plaide pour que le Comité de concertation se réunisse à nouveau en urgence. "Le politique s'honorerait à reconnaître qu'il s'est gouré de cible."


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