Bowling, clubs de sport, casinos... Après le fiasco de la culture, d’autres secteurs montent au front face aux autorités

Après le revers imposé par le secteur culturel aux autorités, d'autres secteurs souhaitent lancer des procédures en urgence devant le Conseil d'Etat.

Bowling, clubs de sport, casinos... Après le fiasco de la culture, d’autres secteurs montent au front face aux autorités
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Rédaction

Après la fermeture du secteur culturel décidée par le Codeco pour faire face au variant Omicron, un recours devant la Conseil d'Etat avait été introduit par le producteur Mathieu Pinte. Celui-ci demandait la suspension de l'arrêté royal qui ordonnait la fermeture des salles de théâtre. Lors d'une audience tenue mardi 28 janvier, le Conseil d'Etat lui a donné raison. Les salles de théâtre peuvent donc rouvrir. Un signal pour les autres secteurs ? Avec cette décision, le Conseil d'Etat a peut-être bien ouvert la boîte de pandore.

Plusieurs secteurs montent au front, chacun à leur manière.

Il y a d'abord le secteur récréatif qui reprend notamment les bowlings et les salles de casino. Vingt-cinq propriétaires de centres de bowling soutenus par la Fédération Sportive belge de Bowling (FSBB) ont introduit un recours contre la fermeture obligatoire de leur activité.

Et puis, selon nos confères de la RTBF, les casinos belges préparent également une stratégie, un peu différente. Le casino de Bruxelles devrait déposer vendredi un recours en urgence. Les autres casinos belges opteront probablement pour le dépôt d'une mise en demeure au gouvernement fédéral. Avec cette démarche, les gérants de ces lieux espèrent que le gouvernement va les autoriser à rouvrir leurs activités. Une action en justice devant le tribunal civil de Bruges serait également envisagée. Les gérants des casinos estiment que les règles sont strictement respectées (masque, distance et contrôle des Covid Safe Ticket) et qu'ils ont fait les investissements nécessaires pour respecter les normes sanitaires et protéger le public. En outre, ils soulignent l'absence de preuve démontrant que les risques sont plus élevés dans les lieux récréatifs.

Les sportifs moins offensifs

Par voie de communiqué, l'Association interfédérale du sport francophone (AISF) plaide pour un retour du public : "Le monde sportif comprendrait mal et contesterait le fait que la présence du public selon certaines jauges (avec le respect des mesures sanitaires comme le contrôle du CST, le port du masque, la ventilation, etc.) ne lui soit pas également applicable."

Du côté des ligues de basket et de volley belges ont insiste aussi sur l'argent investi ces derniers mois dans les infrastructures et on dénonce des décisions discriminatoires. La Pro Basketball League et l'Euromillions Volley League réclament "une perspective à court terme pour autoriser les spectateurs lors des matchs."

Certaines fédérations de sports amateurs ou professionnels privilégient toutefois encore la discussion avec les ministres de tutelle. Peut-être parce que les procédures en urgence devant le Conseil d’Etat sont loin d'être gratuites. Après avoir réglé les 200 euros de frais d’introduction de la requête, il faut encore payer les frais d’avocat et, en cas de défaite, une indemnité de 700 euros.