Georges-Louis Bouchez: "Même si je combats ses idées, j'ai plus de respect pour la constance d'Eric Zemmour que pour Valérie Pécresse"

Bouchez s’inquiète d’observer une réduction progressive des libertés dans la société.

Pinto Ferreira Dos Santos Gauvain
Georges-Louis Bouchez: "Même si je combats ses idées, j'ai plus de respect pour la constance d'Eric Zemmour que pour Valérie Pécresse"
©BELGA

Ce qui inquiète le président du MR pour l'année 2022, c'est une conjonction de multiples phénomènes. "Depuis 2001, on connaît une réduction progressive de nos libertés, à chaque fois pour un principe d'efficacité." L'attaque du 11 septembre a autorisé une série de méthodes et a mis fin à l'habeas corpus.

"Au nom de la lutte contre le terrorisme, pour des intérêts de sécurité nationale, on a porté atteinte à la vie privée et aux droits fondamentaux. Puis la crise financière de 2008 a permis de toucher au secret bancaire. Aujourd'hui, au nom de la lutte contre la pandémie, certains trouvent que le CST pourrait être utile dans un certain nombre de situations." Bouchez craint que, avec la police de la pensée, on puisse en arriver à des situations où, "par exemple, pour sauver la planète, un CST contrôlerait le nombre de fois où on prend l'avion sur l'année".

La situation politique mondiale s'est tellement radicalisée qu'aujourd'hui, des gens comme Tony Blair ou George Bush, "qui étaient considérés comme le mal par une partie de la gauche" récolteraient l'adhésion de ces personnes qui les honnissaient, tant Bush ou Blair paraissent modérés à côté de Trump ou de Salvini. Et de commenter la situation française. "Valérie Pécresse a été chiraquienne, sarkozyste, macroniste et maintenant elle ressort le karcher. J'ai plus de respect pour Zemmour que pour Pécresse. Je préfère quelqu'un dont je combats les idées mais qui au moins a une cohérence dans ses idées que quelqu'un qui selon la courbe du sondage change d'avis tout le temps", ajoute-t-il avant de préciser : "Je voterais Macron, même s'il m'a beaucoup déçu."