Alexander De Croo : "J'ai donné les mauvais chiffres, je me suis trompé mais mon message est le même"

Le Premier ministre est revenu ce jeudi sur certaines de ses déclarations tout en insistant sur l'importance de se faire vacciner.

Alexander De Croo : "J'ai donné les mauvais chiffres, je me suis trompé mais mon message est le même"
©Belga

Alexander De Croo (Open Vld) s'est exprimé ce jeudi devant la Chambre lors de la séance de questions au gouvernement. Il est notamment revenu sur les chiffres concernant la protection des vaccins en reconnaissant certaines erreurs dans ses déclarations.

"Le vaccin protège neuf à dix fois mieux contre des symptômes ou des hospitalisations et cinq à huit fois mieux contre les placements en soins intensifs. Ceux qui se font vacciner, notamment avec un booster, ont 50% de risques en moins d'être contaminés et nettement moins de risques de contaminer les autres. La réduction du risque est donc de 50% et pas de neuf fois, comme je l'avais dit", a-t-il déclaré. "J'avais avancé les mauvais chiffres. L'ordre de grandeur des chiffres que j'avais évoqués n'était pas le bon. Je me suis trompé".

Cependant, selon le chef du gouvernement, l'objectif du message reste le même. "L'essentiel de mon message est qu'une personne vaccinée se protège bien mieux que quelqu'un qui ne l'est pas et qu'une personne vaccinée protège bien mieux les autres que quelqu'un qui ne l'est pas".

"Une fausse définition de liberté"

Le Premier ministre s'est ensuite exprimé sur les manifestations anti-sanitaires organisées dans les rues de Bruxelles ces dernières semaines. Celui-ci a pointé du doigt plusieurs arguments relayés lors de ces évènements qui induisent en erreur, notamment concernant la propagation du virus et la vaccination.

"Le choix de ne pas se faire vacciner peut porter atteinte à la santé et à la liberté des autres. En tant que société, il faut oser le pointer du doigt. Ce n'est pas de la solidarité, c'est une fausse définition de liberté. Si la liberté individuelle est à ce point en porte-à-faux avec la liberté et la santé de la société, nous devons oser engager ce débat", a-t-il conclu.

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