Paul Magnette tacle le MR: "Ils sont de moins en moins libéraux et de plus en plus conservateurs"

Les querelles entre libéraux francophones et flamands témoignent d'un ras-le-bol assez généralisé vis-à-vis d'une certaine manière de faire de la politique, estime Paul Magnette.

Belga

Le PS préfère la stabilité certainement par les temps qui courent, mais chacun doit garder à l'esprit qu'il doit respecter ses partenaires, a affirmé dimanche le président du PS Paul Magnette. Celui-ci était interrogé, au cours de l'émission "C'est pas tous les jours dimanche" (RTL-Tvi), sur les relations de sa formation avec le MR, quelques jours après la démission du ministre libéral wallon Jean-Luc Crucke et au lendemain de la diffusion de propos du ministre Open Vld de la Justice Vincent Van Quickenborne critiquant l'attitude conservatrice du président du MR.

"Entre socialistes et libéraux, ce sera toujours difficile. Quand je peux faire des coalitions plus progressistes sans les libéraux, je le fais.... Ils sont de moins en moins libéraux et de plus en plus conservateurs...", a jugé Paul Magnette.

Pour le président du PS, "les querelles entre libéraux témoignent d'un ras-le-bol assez généralisé vis-à-vis d'une certaine manière de faire de la politique... " au-delà, des divergences de vue "normales", sur une série de points,

"C'est possible de remplacer le MR par le cdh sur base des élections et donc le MR doit y réfléchir... Il y a une certaine manière de faire de la politique, il y a une agressivité, une provocation et une remise en cause permanente des accords qui commence à agacer beaucoup, beaucoup de monde. Ceux qui jouent à cela doivent commencer à se dire que personne n'est incontournable et qu'il peut toujours y avoir un changement" a-t-il ajouté.

M. Magnette ne met pas en cause les ministres MR du gouvernement wallon mais "une attitude du président qui crée des tensions dont les plus dures ne viennent pas des socialistes mais des libéraux flamands, ce qui est révélateur d'une situation qui devient très tendue".

"Je préfère la stabilité en politique. Nous sommes en pleine crise sanitaire, il y a une crise de l'énergie et une vraie urgence à dégager des moyens pour aider les personnes qui n'arrivent plus à payer leur facture. Ce n'est pas le moment à jouer des petits jeux politiciens, mais c'est important que chacun garde à l'esprit que l'on doit respecter ses partenaires", a-t-il conclu.


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