Jean-Luc Crucke: "Quand j’ai entendu la phrase de Bouchez sur Zemmour, je suis tombé de ma chaise"

L'ex-ministre MR Jean-Luc Crucke, qui a présenté sa démission lundi dernier, apparaît aujourd'hui apaisé et dépourvu de regrets.

Jean-Luc Crucke: "Quand j’ai entendu la phrase de Bouchez sur Zemmour, je suis tombé de ma chaise"
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La rentrée politique 2022 a commencé sur les chapeaux de roues. Lundi 10 janvier, le ministre wallon du Budget Jean-Luc Crucke (MR) présentait en effet sa démission surprise devant la presse. En cause, notamment, des divergences politiques de plus en plus marquées avec le parti libéral.

Désormais remplacé par Adrien Dolimont, l'ex-ministre wallon apparait aujourd'hui apaisé. "Je ressens une forme de libération, parce que je suis convaincu d'avoir pris la décision qu'il fallait prendre", déclare le libéral dans les colonnes de SudInfo. "C'est clair que je ne pouvais pas continuer au sein du Gouvernement wallon, à être le porte-parole d'une ligne politique qui me semble trop à droite et pas suffisamment centrée sur les défis immenses auxquels la société doit faire face", poursuit l'homme politique.

La relation entre Jean-Luc Crucke et son président de parti, Georges-Louis Bouchez, s'est fortement détériorée les semaines précédant sa démission. "Georges-Louis Bouchez a une ligne droitière clairement exprimée et moi, je ne crois pas à cette ligne-là. À partir du moment où on n'est pas en phase avec ça, on doit avoir le respect, la cohérence de dire 'je ne suis pas celui qui peut représenter cela".

Les récentes déclarations du président du MR dans la DH à propos de la présidentielle française (ndlr: GLB disait avoir plus de respect pour Zemmour que pour Valérie Pécresse) ont notamment fait bondir l'ex-ministre du Budget: "J'avoue que quand j'ai entendu la phrase sur Zemmour, je suis tombé de ma chaise", relate le libéral. Et de conclure: "S'il y avait encore fallu un élément pour me convaincre de démissionner, il tombait ce jour-là."

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