Emmanuel André: "Je suis très mal à l'aise avec la façon dont le débat parlementaire sur l'obligation vaccinale se prépare"

L'expert a exprimé ses craintes concernant les débats parlementaires sur la vaccination obligatoire.

Emmanuel André: "Je suis très mal à l'aise avec la façon dont le débat parlementaire sur l'obligation vaccinale se prépare"
©Belga

Faut-il imposer la vaccination obligatoire à l'ensemble de la population? Depuis quelques mois, plusieurs partis appellent à un débat parlementaire sur la question. C'est désormais chose faite: à partir du 26 janvier prochain, toute une série d'auditions seront organisées à la Chambre pour trancher sur le sujet.

Ce mardi, la Commission Santé de la Chambre s'est d'ailleurs accordée sur une liste de 17 experts qui seront entendus lors des prochaines auditions.

Emmanuel André en fera partie et il s'est exprimé sur les réseaux sociaux ce jeudi pour faire part de ses craintes concernant les prochains débats. "Je suis très mal à l'aise avec la façon dont le débat parlementaire sur l'obligation vaccinale se prépare. Je ne peux m'empêcher de penser que certains parlementaires cherchent à créer un show de divertissement plutôt que de prendre leurs responsabilités face à la population", confie ainsi le médecin microbiologiste et chercheur belge

Un collectif a remis en cause ce jeudi matin le choix de certains experts qui seront appelés à témoigner. A ce propos, l'expert souligne: "On aurait été en droit d'attendre que la liste des expertises à entendre soit définie sur base de questions précises qui nécessiteraient une clarification. On aurait été en droit d'attendre que les critères de sélection des experts soient connus avant qu'ils soient nommés. Cette liste a selon moi pour unique but d'alimenter la confusion. Celle-la même qui servira les parlementaires qui ne voudront jamais trancher, car le grand-écart entre l'électoralisme et la santé publique leur est intenable."

Et Emmanuel André de conclure: "A titre personnel, je me suis déjà exprimé à plusieurs reprises sur ce que je pensais être la meilleure manière de protéger les personnes qui n'ont pas encore reçu de vaccin: ils doivent être vaccinés. Mais j'espère très sincèrement que la question qui me sera posée ne sera pas "pour ou contre" car au final, ce sera à nos parlementaires de répondre à cette question et d'en assumer la responsabilité. Pas aux experts."