Pour De Wever, la Vivaldi doit disparaître: "Les partis flamands qui y sont impliqués ne méritent pas les votes des Flamands"

Le nationaliste a souligné que la Flandre continuait à gouverner différemment de la Belgique, faisant notamment référence au plan de relance flamand, à la réforme de la fiscalité du logement et au plan climat.

Le président de la N-VA, Bart De Wever, s'est montré clair samedi dans son discours de Nouvel An: "La Vivaldi doit disparaître. Les partis flamands qui y collaborent ne méritent pas les votes flamands", a-t-il lancé. Avant d'ajouter "celui qui vote extrémiste par frustration contribue à une coalition Vivaldi 2". Pour la deuxième année consécutive, le patron des nationalistes flamands a dû diffuser son message de Nouvel An en ligne, a-t-il déploré samedi. Alors que la vague Omicron déferle sur le monde, il y a, selon le président de la N-VA, un "espoir prudent" grâce aux Flamands. "Malgré le fait que les vaccins n'aient pas tenu leurs promesses en termes d'infectiosité, les Flamands ont gardé foi dans le miracle de la science".

Bart De Wever a relevé que, selon les experts, le Covid deviendra bientôt une endémie plutôt qu'une pandémie. "Et alors, la vie libre sans restrictions sera enfin de nouveau là. Notre bien-être mental, l'éducation de nos enfants et petits-enfants, notre prospérité et nos soins en bénéficieraient tous", a-t-il espéré.

Le nationaliste a souligné que la Flandre continuait à gouverner différemment de la Belgique, faisant notamment référence au plan de relance flamand, à la réforme de la fiscalité du logement et au plan climat.

Le contraste avec la Belgique ne pourrait être plus grand, estime-t-il. Le gouvernement Vivaldi reste immobile alors que l'abîme approche, a-t-il illustré. Les réformes nécessaires du marché du travail et de la sécurité sociale n'auront pas lieu. Le gouvernement, dominé par les partis de gauche et francophones, a augmenté les impôts de 2 milliards d'euros et a dépensé cet argent pour des personnes qui ne travaillent pas, a ricané Bart De Wever. Il a également critiqué le fait que "la source d'énergie la moins chère et la plus respectueuse du climat soit abandonnée. Sur les ordres des écologistes, nous allons commettre l'erreur du siècle en fermant nos centrales nucléaires".

Pour le président de la N-VA, il est temps que quelque chose change: "Bientôt, cela fera dix ans, durant le XXIe siècle, que la Flandre est gouvernée sans majorité. Nous payons la plupart des impôts, nous réalisons 83% des exportations, nous transférons des milliards et maintenons à flot des parties du pays en faillite. Mais on ne nous respecte pas."

C'est pourquoi, selon lui, la Vivaldi doit disparaître. "Les partis flamands qui sont impliqués ne méritent pas les votes des Flamands. Parce qu'ils écarteront à nouveau la Flandre sans hésiter. (...) Ceux qui votent extrémiste par frustration, aident une Vivaldi 2 à se mettre en selle, si nécessaire avec encore moins de sièges flamands."

Aux yeux des nationalistes, il ne reste à la Flandre que le choix du confédéralisme. "Donner à la Flandre l'autodétermination pour reprendre notre avenir en main. Ce n'est qu'à cette condition que nous pourrons rester une région de premier plan, offrant prospérité, bien-être et chaleur à tous les citoyens", a conclu Bart De Weve


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