Pierre-Yves Jeholet sur le baromètre corona: "Il va nous permettre de donner des perspectives aux secteurs impactés"

Pierre-Yves Jeholet est revenu sur le Codeco très tendu de ce vendredi dernier.

Rédaction

Ce dimanche, de nouvelles manifestations anti-mesures sanitaires ont eu lieu à Bruxelles. Et comme à chaque fois ou presque, elles ont fortement dégénéré pour la plupart. Présent sur La Première ce matin, Pierre-Yves Jeholet s'est exprimé à propos de ses heurts. S'il se sent "concerné par cette demande de liberté", il se désolidarise complètement des manifestants violents qui étaient présents en masse dans la capitale. "Je condamne avec la plus grande fermeté les agissements en fin de manifestation", a-t-il déclaré.

Le Ministre-Président de la Fédération Wallonie-Bruxelles (FWB) n'a d'ailleurs pas manqué d'adresser un petit tacle au ministre de la Justice. "Il s'agit de sa responsabilité. Et je l'appelle réellement à avoir plus de fermeté vis-à-vis des organisateurs. Quand on me dit qu'un certain nombre d'organisateurs sont quand même très proches de l'extrême droite, ça m'interpelle. Il faut qu'à un moment donné le ministre de la Justice voie comment on peut avoir une tolérance zéro à l'égard de cette violence envers nos forces de l'ordre."

Pass vaccinal ou obligation ? "C'est un vrai débat"

Depuis plusieurs mois, il y a les pour et les contre. Le peuple belge doit-il être obligé de se faire vacciner? "C'est un vrai débat", admet l'homme politique du Mouvement Réformateur. Pour savoir si ça va se passer, il faut "des avis juridiques et scientifiques". "La réalité est que nous n'avons pas de consensus sur ces deux points à propos de l'obligation vaccinale." Pour autant, il ne remet pas en cause le vaccin et son efficacité. "Je suis favorable au vaccin. Je pense qu'il nous a aidés à retrouver l'ouverture dans toute une série de secteurs. Si on n'avait pas eu le vaccin pendant cette épidémie, ça aurait été encore plus compliqué." S'il n'est pas contre cette vaccination en fonction de certaines expertises, il est tout de même contre la vaccination de toute la population. "Je suis par exemple pas favorable à vacciner obligatoirement les personnes de moins de 18 ans."

Un Pass Vaccinal à la Française ne semble pas avoir les faveurs de Pierre-Yves Jeholet. "Posons-nous la question: voulons-nous vivre dans une société où, demain, nous devrons montrer un pass pour nous couper les cheveux, aller au restaurant ou au cinéma? C'est tout de même aller très très loin. Voulons-nous vraiment vivre dans ce genre de société? Pas nécessairement..."

"Le baromètre va nous permettre de donner des perspectives"

Une situation à la Française n'est donc pas souhaitée par Pierre-Yves Jeholet. Ce vendredi, le Comité de concertation a choisi de miser sur un baromètre. "Il va nous permettre de sortir de la crise", a annoncé le ministre-Président. "J'espère qu'un jour on pourra s'en passer. Mais en attendant, il va permettre d'offrir des perspectives à toute une série de secteurs qui ont été impactés pendant la crise. Cette "boussole" jaune-orange-rouge est un outil de communication qui doit nous aider à la décision. Il s'agit d'un réel indicateur beaucoup plus transparent parce que ça donne de la prévisibilité", a-t-il espéré.

Malgré tout, baromètre covid ou non, les politiques gardent la main dans cette crise et peuvent toujours durcir les mesures si la situation l'oblige. "Et c'est bien normal que les politiques décident", a-t-il estimé. Tout en gardant tout de même une certaine honnêteté à propos de certaines décisions prises par le passé. "On n'a pas toujours pris les bonnes décisions, il faut avoir l'humilité de le reconnaître. Mais ce ne sont pas les experts, pas les scientifiques, qui décident", tranche-t-il.

Les différentes formations politiques étaient justement très divisées à propos de ce baromètre. Le Codeco a d'ailleurs pris beaucoup de retard à cause d'une réunion d'urgence pour trancher sur la question. Nollet avait également annoncé qu'il était contre en radio le matin même. "Il y en a qui travaillent, il y en a qui causent le matin en radio. C'est un choix", a taclé l'homme du MR.