Georges-Louis Bouchez enfariné par les Gilets jaunes lors d'un brunch du MR : "Si c'est ça votre vision de la démocratie..."

Ce dimanche à midi, les Gilets jaunes de Namur (et d’ailleurs) ont entrepris de perturber "festivement" le brunch du MR.

Sébastien Ponciau

Ce dimanche à midi, les Gilets jaunes de Namur (et d'ailleurs) ont entrepris de perturber "festivement" le brunch du MR.

"En effet, si le PS représente la gauche du Capital, le MR reste le plus fervent défenseur du capitalisme et de sa version actuelle, le néolibéralisme autoritaire", nous explique le porte-parole pour préciser les motivations de cette action..

Georges-Louis Bouchez ne s'est pas dégonflé et semblait, selon les images de la vidéo, prêt à participer à un débat contradictoire en pleine rue. Un débat posé qui a été rapidement avorté lorsqu'un Gilet jaune a propulsé de la farine sur le président du MR.

Juste avant, le Gilet jaune "leader", micro relié à parlophone en main semblait plutôt avoir envie de monologuer ("On n'a pas besoin de réponse. Nous n'en pouvons plus de cette démocratie participative qui nous trahi une fois que vous êtes élus.").

Finalement, celui-ci a tendu le micro à Georges-Louis Bouchez pour le laisser s'exprimer. Le temps de parole fut toutefois de courte durée puisque, soudainement, un autre Gilet jaune est apparu et a enfariné le président. "Ce n'est pas intelligent. Si c'est ça votre vision de la démocratie...", a-t-il réagi. Le MR est malgré tout resté pour réagir aux revendications diverses mais le brouhaha avait été créé.

"Par notre action festive mais bruyante, nous entendons dénoncer les inégalités et les privilèges dans lequel se vautrent la bourgeoisie et ses partisans. En effet alors que certains brunchent nous nous demandons comment nous allons boucler les fins de mois. Nous avons beau ne pas être parmi les plus précaires de la société comme les sans papiers, nous pensons que pour beaucoup de gens le brunch n'est pas un choix. En effet sauter un repas ou deux est devenu courant par contrainte financière. De même que de devoir se prostituer quand est étudiant.e, de même que de bosser pour Uber, de même que de devoir rouler au rouge pour s'en sortir, de même que de choisir entre se nourrir ou se soigner etc. Nous sommes révoltés par l'effarante médiocrité des hommes politiques. Nous sommes révoltés par la pauvreté galopante dans un pays où il y a des milliards d'évasion fiscale chaque année. Un jour on aura plus rien d'autres à manger que les riches ! Dernières sommations avant la révolution !", développe le porte-parole des Gilets jaunes.

Georges-Louis n'aura pas vraiment eu l'occasion de lui répondre posément malgré son ostensible intention de le faire...