De Wever veut mobiliser la Défense et la Protection civile pour l'accueil des Ukrainiens: "C'est bien beau que M. Mahdi soit allé faire des coucous aux réfugiés"

Ces derniers jours, MM. De Wever et Mahdi se sont à plusieurs reprises volé dans les plumes au sujet de la stratégie à adopter face à la crise humanitaire.

De Wever veut mobiliser la Défense et la Protection civile pour l'accueil des Ukrainiens: "C'est bien beau que M. Mahdi soit allé faire des coucous aux réfugiés"
©AFP

Le président de la N-VA et bourgmestre d'Anvers, Bart De Wever, plaide pour une mobilisation de l'armée, de la Protection civile et des autres services de secours pour accompagner l'accueil de réfugiés ukrainiens en Belgique. "Je constate que le secrétaire d'Etat Mahdi est subitement devenu favorable à des systèmes d'accueil collectifs. Cela aurait dû être décidé dès le premier jour de cette crise, à savoir la mise sur pied de grands centres d'accueil collectifs", a commenté le chef de l'opposition nationaliste flamande au Fédéral.

Ces derniers jours, MM. De Wever et Mahdi se sont à plusieurs reprises volé dans les plumes au sujet de la stratégie à adopter face à la crise humanitaire.

Mercredi, Sammy Mahdi a lui-même plaidé pour l'activation de la phase fédérale de la gestion de crise et pour ouvrir de grands centres d'accueil dans le pays.

"Il est bon de constater que M. Mahdi réalise enfin après mes interventions de ces derniers jours que cette crise énorme de réfugiés ne peut pas tout simplement être gérée en s'appuyant sur des familles d'accueil de bonne volonté. Mais cela n'écarte toujours pas le risque de voir la situation évoluer vers un chaos inhumain", ajoute le président de la N-VA.

Plutôt que de mettre la priorité sur l'enregistrement des réfugiés et l'octroi d'un statut de protection temporaire (qui permet aux réfugiés de bénéficier d'une allocation de survie et d'autres aides), il aurait été plus judicieux, selon M. De Wever, de d'abord chercher à leur fournir un accueil, et puis seulement un statut.

Pour le leader nationaliste flamand, cette politique aura pour effet que les files de réfugiés actuellement visibles à Bruxelles durent encore "des jours, des semaines, voire des mois".

"Et une question éthique se pose aussi immédiatement, celle de savoir si cet accueil pour ces personnes doit être gratuit. Pour un Belge dépendant d'une allocation de survie, ce n'est en tout cas pas le cas".

M. De Wever reproche aussi au secrétaire d'Etat son déplacement en début de semaine en Pologne. "C'est bien beau que M. Mahdi soit allé faire des coucous aux réfugiés sur place. Mais pendant ce temps, il a laissé seules les administrations locales avec d'énormes problèmes logistiques", attaque l'Anversois.

"Il est à présent urgent de clarifier comment nous allons accueillir ces gens de manière qualitative et collective dans des lieux où ils pourront recevoir l'aide médicale et psychologique dont ils ont besoin, ainsi qu'une assistance centralisée pour les accompagner en matière d'enseignement, d'apprentissage de notre langue, d'activation et de logement".