Les ministres de la Santé s'engagent pour une génération sans tabac

Les ministres de la Santé ont lancé un nouveau plan antitabac.

Les ministres de la Santé s'engagent pour une génération sans tabac
©BAUWERAERTS DIDIER

Arriver à une première génération sans tabac : plus qu’un vœu, c’est un engagement auquel ont souscrit nos ministres de la Santé. Placée sous la présidence de Frank Vandenbroucke, ministre de la Santé publique, la conférence interministérielle Santé publique vient en effet de lancer un nouveau plan de lutte contre le tabagisme, salué par l’Alliance pour une société sans tabac.

Couvrant la période de 2022 à 2028, ce plan s’aligne sur l’objectif européen de ramener d’ici là à moins de 5 % le nombre de fumeurs quotidiens âgés de moins de 15 ans et de viser 0 % - ou presque - des jeunes ne commençant pas à consommer des produits du tabac.

Quant aux objectifs intermédiaires, ils ont été fixés à maximum 10 % de fumeurs quotidiens d’ici à 2028 et maximum 6 % de fumeurs quotidiens dans la tranche des 15 à 24 ans. De quoi permettre de réorienter la stratégie, le cas échéant.

"Pour la première fois dans l'histoire de la prévention du tabagisme et de la stratégie d'aide au sevrage tabagique dans notre pays, nous constatons une réelle volonté de mettre un terme à l'influence politique des grands fabricants de tabac", a fait savoir l'Alliance pour un monde sans tabac.

Augmentation des accises

Estimant l’ensemble des mesures cohérent, l’Alliance a souhaité insister en particulier sur deux des quatorze objectifs du plan : en l’occurrence, l’augmentation des accises ainsi que l’amélioration de l’aide au sevrage tabagique et un meilleur remboursement des médicaments d’aide à l’arrêt.

Selon elle, "l'augmentation des accises sur les produits du tabac est la mesure stratégique la plus efficace pour faire reculer le tabagisme. Elle doit s'accompagner d'investissements supplémentaires dans des campagnes d'aide à l'arrêt de grande envergure et l'amélioration de l'aide au sevrage, à travers une offre multidisciplinaire et un meilleur remboursement des médicaments d'aide à l'arrêt".