Georges-Louis Bouchez a débattu à la VRT avec le président du Vlaams Belang

C'est la première fois qu'un débat entre le président d'un parti francophone et un représentant du Vlaams Belang, parti d'extrême droite flamand, avait lieu sur un plateau de télévision flamand.

Georges-Louis Bouchez a débattu à la VRT avec le président du Vlaams Belang
©Capture d'écran

Le débat de mercredi soir, qui opposait Emmanuel Macron et Marine Le Pen a fait couler beaucoup d'encre. Fort à parier que celui de ce jeudi soir, sur le plateau de Ter Zake, fera lui aussi parler de lui. Et pour cause : Georges-Louis Bouchez, le président du MR, a débattu avec Tom Van Grieken, à la tête du Vlaams Belang. C'est la première fois qu'un tel débat avait lieu, les partis francophones ayant jusqu'alors toujours appliqué le principe du cordon sanitaire médiatique.

Le cordon sanitaire politique est un accord informel entre les partis politiques belges qui vise à exclure les partis politiques d'extrême droite de toute alliance politique. Dans le paysage médiatique francophone, le cordon sanitaire "médiatique" est lui aussi très présent et les représentants des partis d'extrême droite ne peuvent pas s'exprimer librement en direct. Ce n'est pas le cas en Flandre.

Un débat tendu

En guise d'introduction, Tom Van Grieken a félicité Georges-Louis Bouchez pour avoir accepté l'invitation. "C'est un débat historique", a-t-il continué. "En Wallonie, le cordon sanitaire, est beaucoup plus strict. Mais j'estime que c'est la démocratie de débattre". Le président du Vlaams Belang n'a pas attendu très longtemps pour tacler Bouchez. "Je vois aussi que vous avez un petit drapeau belge. La prochaine fois, vous pourrez peut-être faire ce débat dans la langue majoritaire en Belgique", lui a-t-il lancé.

"C'est aussi la Belgique de pouvoir chacun parler dans sa langue", s'est défendu le libéral. "Nous avons fait une erreur dans notre pays. Nous aurions dû faire en sorte que les trois langues nationales puissent être parlées sur l'ensemble du territoire. Cela aurait certainement permis d'arrêter de débattre des choses inutiles et de se concentrer sur les choses essentielles comme le socio-économique et l'avenir de nos citoyens".

Le débat a ensuite continué en abordant plusieurs thèmes, y compris la Belgique et les questions communautaires.

Sur les réseaux sociaux, les internautes ont été nombreux à réagir et sont divisés sur la question. Si certains dénoncent une "banalisation de l'extrême droite", d'autres soulignent le fait que les partis flamands avaient déjà débattu par le passé avec le Vlaams Belang.

Bouchez sur LN24

Georges-Louis Bouchez s'est justifié ce vendredi matin sur le plateau de nos confrères de LN24.

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