Ouverture de la plateforme "un pays pour demain", recueillant les suggestions des citoyens sur la prochaine Réforme de l'Etat

La plateforme "un pays pour demain" doit préparer la 7e réforme de l’État.

Antoine Clevers avec Belga

La 7e réforme de l'État prend forme. Le gouvernement fédéral a lancé, lundi, une plateforme en ligne baptisée "un pays pour demain" afin de récolter un maximum d'avis de la population sur l'avenir de notre démocratie et des structures de l'État belge.

Les six thèmes proposés portent sur le rôle du citoyen, l’organisation de l’État, les droits fondamentaux, les compétences des autorités, le fonctionnement du Parlement et du gouvernement, et les élections. Ils ont été définis par un comité scientifique. À chaque fois, ils sont précédés d’une notice d’information, et deux questions sont posées : comment feriez-vous cela ; et pourquoi ?

Le délai de cette consultation est bref : elle s'achève le 5 juin. Un rapport sera transmis au gouvernement et au Parlement fédéral, lequel poursuivra le travail à travers des panels mixtes associant élus et citoyens. Il constituera une source d'information pour la préparation de la réforme de l'État attendue après les élections de 2024. "Le résultat de la consultation sera, à mes yeux, un apport important", a assuré le Premier ministre Alexander De Croo (Open VLD) lors de la présentation.

"Ce qui compte, c’est le contenu"

"Ce n'est pas une élection, un référendum ou un sondage d'opinion, mais une opportunité donnée à tout un chacun de s'exprimer", a précisé pour sa part David Clarinval (MR), ministre francophone des Réformes institutionnelles. "Les réponses ne seront pas pondérées, a complété son homologue néerlandophone, Annelies Verlinden (CD&V). Ce qui compte, c'est le contenu de la réponse et non le nombre de fois qu'elle a été exprimée."

L'opération coûtera 2,1 millions d'euros tout compris. Pour la N-VA, dans l'opposition au fédéral, c'est de "l'argent jeté par les fenêtres". Quant au PTB, il a estimé, par la voix du directeur de son centre d'études, David Pestieau, que "pour secouer la rue de la Loi, un mouvement d'en bas sera nécessaire pour prévenir le scénario séparatiste en 2024".

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