Il ne sera plus nécessaire de disposer du CEB pour s'engager comme volontaire à l'armée

La commission de la défense nationale de la Chambre a approuvé mercredi un projet de loi de la ministre de la Défense, Ludivine Dedonder (PS), qui supprime l'obligation de disposer d'un diplôme pour un soldat - ou un matelot - de base, une mesure qui vise à favoriser le recrutement de volontaires.

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©JC Guillaume

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La condition d'étude - le diplôme de l'enseignement primaire (le CEB, certificat d'études de base) - pour un postulant candidat volontaire "est une formalité administrative sans valeur ajoutée", indique le projet de la ministre PS, qui estime que les compétences attendues d'un postulant candidat volontaire "sont suffisamment vérifiées au moyen des épreuves de sélection prévues" par l'armée.

"Les autres épreuves d'admission demeurent d'application, de sorte que le niveau de base à atteindre par les recrues reste garanti", a-t-elle encore fait valoir.

"Ce projet de loi répond à l'exposé d'orientation politique de la ministre de la Défense du 4 novembre 2020 [selon] lequel la Défense doit devenir un outil de promotion sociale et un ascenseur social, indique le texte. De la sorte, une nouvelle perspective de carrière au sein de la Défense est offerte aux personnes qui ne disposent pas d'une attestation de l'enseignement primaire, bien qu'ils aient satisfait à l'obligation scolaire.

Le projet de loi a été largement approuvé en commission, seule la N-VA votant contre et le Vlaams Belang s'abstenant. Le député Theo Francken (N-VA) a justifié son vote en affirmant que les militaires devaient, par exemple, être capables de lire un courriel, de comprendre et de formuler une réponse lisible à une question.

Mme Dedonder lui a répondu que les mêmes règles étaient valables en Allemagne et en France. "Je pense que l'on fait un problème de quelque chose qui n'en est pas un. De plus, la majorité des candidats volontaire dispose d'une attestation de l'enseignement primaire", a-t-elle ajouté.

La condition d'étude ne change toutefois pas pour les candidats sous-officiers, qui doivent être titulaires du diplôme de l'enseignement secondaire, ni pour les officier,s pour lesquels un diplôme du supérieur (master ou bachelier) est requis, à la fois pour des fonctions généralistes ou spécialisées (médecin, juriste, ingénieur industriel?).

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