Kristof Calvo ne sera pas candidat à la présidence de Groen

Le député flamand du parti écologiste Groen, Kristof Calvo, ne se présentera pas comme candidat à la présidence du mouvement, a-t-il annoncé lundi à Belga.

Kristof Calvo ne sera pas candidat à la présidence de Groen
©FLEMAL JEAN-LUC
Belga

Le représentant politique dit souhaiter travailler sur les sujets qui lui sont chers en tant que représentant libre de la population. "Je veux pouvoir me battre pour mes idées, sans complexe, et ne pas être pris en étau en postulant pour un certain poste ou titre", a déclaré l'écologiste. Ces derniers jours, plusieurs candidats potentiels à la succession de la présidente Meyrem Almaci - qui a démissionné fin mars dernier- se sont désistés, tels que Björn Rzoska, Wouter De Vriendt, ou encore Bogdan Vanden Berghe. Le nom du député Kristof Calvo a également été mentionné. M. Calvo, 35 ans, admet qu'il a songé à postuler à ce poste. Il a finalement fait le choix de ne pas se porter candidat à la présidence et de rester député.

Dans sa déclaration écrite, M. Calvo explique qu'il souhaite principalement travailler au renouveau démocratique et à la démolition de la particratie. Ce travail est parfois lent et "frustrant" en tant que député, mais devenir président du parti "n'est pas non plus la solution", estime M. Calvo. "Après tout, en tant que président, le parti devient inévitablement une fin en soi, plutôt qu'un moyen", selon lui.

"Depuis le dimanche noir de 2019, j'ai fait un choix clair: être moins préoccupé par les petites différences (entre partis) et plus préoccupé par les grandes questions (du pays). Être davantage un représentant du peuple, ce qui se traduit par moins de parti pris, plus de liberté, plus de curiosité", explique encore M. Calvo.

M. Calvo, estime que le contexte politique actuel est quelque peu en contradiction avec ses ambitions. Le député écologiste ne se veut pas tendre envers son parti et la coalition Vivaldi. "Les noms des partis, les présidents et les logos changeront, mais à part cela, tout restera identique. La Flandre écologiste, de gauche et progressiste n'est pas assez forte en termes d'idées, de cohésion et d'organisation. Et il n'est pas certain que la Vivaldi arrive à un gouvernement qui fera naître des réformes, qui aura du cran et de l'ambition".

Enfin, le député flamand affirme qu'il veut continuer à travailler au sein de Groen "indépendamment de qui en deviendra président".

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