Magnette et Bouchez face à face devant les étudiants: "Il faut refuser de mettre en discussion les idées nauséabondes de l’extrême-droite"

Paul Magnette face à Georges-Louis Bouchez, c'était le programme politique proposé à l'université de Saint-Louis, à Bruxelles, ce lundi soir.

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Les libéraux et les socialistes ne se sont pas épargnés hier. Dimanche 1er mai, les deux partis ont profité des discours de la journée internationale des travailleurs pour s'en prendre aux choix et aux idées de leur adversaire politique.

Mais après s'être jeté fleurs et muguets à la figure, les présidents socialiste et libéral se sont retrouvés ce lundi dans le bâtiment Ommegang de l'Université Saint-Louis. Paul Magnette et Georges-Louis Bouchez ont répondu à l'invitation des Jeunes Socialistes de Saint-Louis et d'ADEL Saint-Louis (cercle de réflexion politique d'inspiration libérale et démocrate). Lors d'un débat animé par le politologue de l'université, Yannick Vanderborght, les deux hommes ont notamment abordé le climat, l'économie, la précarité étudiante et l'immigration.

Les échanges ont débuté avec un peu de retard, mais ça a bien commencé et les deux hommes ont mis leur équipe de communication sur le pont. Les tweets tombent en plein débat. Paul Magnette est évidemment revenu sur la participation de Georges-Louis Bouchez à un débat contre Tom Van Grieken, président du Vlaams Belang, à la télévision au nord de la frontière linguistique. "La lutte contre le racisme est une des raisons qui m'a fait adhérer au PS", explique le socialiste. "Le racisme n'est pas une opinion mais un délit. Qui malheureusement se banalise. Il faut refuser de mettre en discussion les idées nauséabondes de l'extrême droite. Le cordon sanitaire est indispensable."

Le président du parti socialiste a également et évidemment abordé la taxation des plus larges épaules au lendemain du 1er mai. "Dans un pays riche comme le nôtre, on pourrait supprimer la pauvreté, mais cela suppose de répartir les revenus autrement", estime-t-il. "En taxant davantage les 1% les plus riches, on pourrait mieux rémunérer les travailleurs. C'est un choix de société."

Georges-Louis Bouchez a lui pris la parole pour aborder l'autonomie énergétique de notre pays. "75% des émissions de CO2 sont liées à l'énergie", indique le président libéral. "Il faut électrifier, de l'hydrogène, de la captation de CO2 et un mix énergétique renouvelable/nucléaire. Le 100% renouvelable est lui impossible, il nous faut un matelas de production électrique qui ne s'arrête pas."

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