Georges-Louis Bouchez: "Nous sommes devenus trop naïfs"

Dans une interview pour De Zondag, Georges-Louis Bouchez est revenu sur la polémique suscitée suite à son débat à la télévision flamande avec le président du Vlaams Belang, Tom Van Grieken.

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Le 21 avril dernier, Georges-Louis Bouchez a débattu sur le plateau de Terzake, à la VRT, avec le président du Vlaams Belang Tom Van Grieken. Un échange télévisé considéré comme une rupture du cordon sanitaire médiatique, et qui a provoqué un tollé en Wallonie. Ce débat a d'ailleurs entraîné une actualisation de la "Charte de la démocratie", document définissant les règles du cordon sanitaire à l'égard de l'extrême-droite.

Ce dimanche, dans une interview pour De Zondag, Georges-Louis Bouchez est revenu sur ce débat controversé. "Je n'ai pas de regrets, que ce soit clair", a d'emblée affirmé le président du MR, qui souhaiterait "utiliser une stratégie plus offensive contre les partis extrêmes". "Malheureusement, je ne peux pas en convaincre mes collègues francophones. Ils pensent que nous perdrons de toute façon si nous engageons un débat avec eux. Un jour, ils se rendront compte que leur stratégie est mauvaise", a-t-il poursuivi, avant de souligner le "pas en avant" que constitue tout de même le renouvellement de la Charte de la démocratie.

Georges-Louis Bouchez a justifié le fait d'avoir débattu à la télévision avec l'extrême-droite par la nécessité d'"exposer la faiblesse de son programme socio-économique" qui est selon lui "la faillite de la Flandre". Il appelle d'ailleurs les partis flamands à "oser aller contre" les partis extrémistes: "Vous pouvez les traiter de racistes - et à juste titre - mais cela ne les vaincra pas. Vous devez réfuter leur programme point par point".

"Nous sommes devenus trop naïfs", a ajouté le libéral, "nous sous-estimons le danger des idéologies extrêmes. Ils sont presque en voie de normalisation".

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