Incident au Parlement bruxellois: un lanceur d'alerte s'en prend à Nawal Ben Hamou, la police militaire forcée d'intervenir

Un incident a eu lieu jeudi dernier en commission logement du Parlement bruxellois, et la police militaire a dû intervenir.

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Jeudi dernier, alors que la secrétaire d'État au Logement Nawal Ben Hamou (PS) s'exprimait sur les retards de paiements de l'allocation loyer, un homme qui assistait à la séance s'en est pris à elle, rapporte Bruzz. "Vous mentez! C'est faux, aucune famille n'a reçu l'argent sur son compte, vous êtes une menteuse", a lancé l'homme installé dans le "public". "Vous m'avez viré pour vous avoir prévenu", a-t-il encore scandé, avant que la séance ne soit interrompue et qu'il soit escorté hors de la salle, où la police militaire est intervenue pour l'arrêter. Selon nos confrères, le fauteur de troubles a encore causé du remous dans le hall du parlement, et un membre du cabinet de Nawal Ben Hamou se serait senti "menacé".

L'homme en question n'est en réalité pas un véritable inconnu. Récemment licencié du service du logement de la région Bruxelles-Capitale, il avait obtenu le statut de lanceur d'alerte pour avoir justement révélé les problèmes liés au paiement de l'allocation loyer. Statut qui lui avait été retiré une fois le dossier analysé plus en profondeur. Auprès de Bruzz, il est revenu sur l'incident. "J'ai effectivement crié depuis le public. Mais ce qui est encore plus scandaleux, c'est que la secrétaire d'État a demandé au parlement de couper le flux en direct de la session parlementaire. Ceci est contraire à la séparation des pouvoirs. Le gouvernement n'a pas à donner d'ordres au parlement", a-t-il dénoncé. En effet, la retransmission vidéo a été interrompue, mais le cabinet de Nawal Ben Hamou affirmé qu'elle n'y est pour rien.

L'incident a suscité la polémique au sein du Parlement, notamment car certains politiques, comme Rachid Madrane (PS), trouvent que président de la commission Petya Obolensky (PTB-PVDA) a réagi de manière trop laxiste. Le socialiste bruxellois souhaite rappeler aux présidents de commissions "qu'il existe un règlement au Parlement de Bruxelles". "Les membres du public sont les bienvenus dans notre parlement, mais ils ne sont pas autorisés à interférer dans le débat parlementaire", a-t-il déclaré à nos confrères. Rachid Madrane prévoit d'ailleurs de porter l'incident devant le Bureau élargi.

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