DéFI se dote de nouveaux statuts: "Il est temps que les francophones se réveillent sur l'institutionnel"

Un mandat à la présidence de Défi pour 4 ans renouvelable une fois et un seul mandat important rémunéré: les militants du parti amarante, réunis en congrès dimanche à Wavre, ont adopté de nouveaux statuts.

Belga
DéFI se dote de nouveaux statuts: "Il est temps que les francophones se réveillent sur l'institutionnel"
©BAUWERAERTS DIDIER

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Plus largement, à partir de 2023, ce sont les mandats internes de président, trésorier, secrétaire (que ce soit pour la direction du parti, les comités permanents, les fédérations provinciales ou les sections locales) qui seront d'une durée de 4 ans - au lieu de 3 précédemment - avec un maximum de 2 mandats successifs.

DéFI appliquait le décumul, c'est-à-dire l'incompatibilité entre la fonction de bourgmestre ou d'échevin et celle de parlementaire, depuis les élections de 2019. Cette règle du décumul est désormais également consacrée dans les statuts.

Le nombre de mandats rémunérés importants qu'un mandataire du parti peut exercer passe de deux à un.

L'objectif de la remise à jour des statuts concrétisée dimanche au terme d'un processus d'un an est la simplification et la lisibilité, dans un souci d'amélioration de l'efficacité des instances internes.

Selon la formation amarante, l'ensemble des élus, responsables et militants ont été associés à l'évolution de ces textes fondateurs.

Outre les dispositions de bonne gouvernance évoquées ci-dessus, la majorité des changements sont avant tout des simplifications des instances et de procédures internes.

François De Smet appelle les francophones "à dessiner leur Belgique"

Il est temps que les francophones se réveillent sur l'institutionnel car la menace nationaliste frappera dur et fort en 2024, a affirmé dimanche le président de DéFI, François De Smet, devant les militants. "J'appelle tous les partis démocratiques francophones à dessiner 'leur' Belgique, leur idée du lien entre Wallonie et Bruxelles, et d'ensuite en discuter pour nous accorder face à la menace nationaliste qui vient", a déclaré François De Smet dans son discours de clôture.

Selon lui, DéFI a vu juste avant d'autres sur de nombreux sujets, en disant en 2019 qu'il fallait mettre en place une réforme et organiser une consultation de terrain, et à présent en dessinant ce que devrait être la Belgique de demain: un fédéralisme loyal avec le nord du pays et une solidarité renforcée entre francophones, comme autant de conditions pour assurer la stabilité.

"Nous sommes fédéralistes parce que nous pensons que les Wallons et les Bruxellois ont leur avenir ensemble dans le partage d'institutions communes et non dans un modèle à quatre Régions qui n'est que l'antichambre du confédéralisme. Nous sommes visiblement les seuls à vouloir sauver la Fédération Wallonie-Bruxelles, et la renforcer en en faisant un levier d'échanges économiques et sociaux, et de recherche entre la Wallonie et Bruxelles", a ajouté François De Smet.

Pour le président de DéFI, au-delà de ses compétences régaliennes, l'Etat fédéral doit reprendre en main la santé, les allocations familiales, la politique à l'égard des personnes en situation de handicap, la lutte contre la pauvreté et le commandement en cas de crise grave.