Le nouveau ministre flamand Jo Brouns convaincu d'une "remontada" du CD&V

Le député flamand Jo Brouns, qui doit prêter serment mercredi comme nouveau ministre CD&V après la démission de Wouter Beke, s'est dit convaincu mardi que son parti pourrait renverser la vapeur en deuxième moitié de législature.

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"Nous avons beaucoup encaissé en première mi-temps, mais la 'remontada' a commencé pour la deuxième mi-temps", a déclaré le député-bourgmestre de Kinrooi, lors d'une conférence de presse.

À la suite d'un sondage il y a dix jours le plaçant en dernière position dans le paysage politique flamand, à 8,7% des intentions de vote, le CD&V, héritier de l'ancien premier parti de Flandre CVP, a vu coup sur coup son président Joachim Coens remettre son mandat en jeu puis son ministre flamand de la Santé Wouter Beke démissionner.

"Le CD&V a plus de valeur" que ce que ce sondage lui prédit, a assuré M. Brouns, qui s'est dit "submergé et reconnaissant" après le "coup de fil libérateur" reçu de M. Coens lundi peu après 20h.

La plupart des compétences de M. Beke sont reprises par la vice-présidente CD&V du gouvernement flamand Hilde Crevits (Bien-être, Famille, Santé publique), seule la Lutte contre la pauvreté allant au ministre de la Jeunesse et des Médias Benjamin Dalle. Les compétences jusqu'ici assumées par Mme Crevits passent chez M. Brouns (Agriculture, Emploi, Économie et Innovation).

Le Limbourgeois hérite donc du délicat dossier agricole des concentrations en azote, qui agite le gouvernement flamand depuis des mois. Il attend les résultats d'une enquête publique en cours et indique que des ajustements à l'accord gouvernemental dégagé en février seront possibles le cas échéant. Il dit n'être pas seul dans ce dossier, Mme Crevits restant impliquée en tant que vice-ministre-présidente CD&V. Lui-même dit vouloir s'attacher au caractère durable de l'agriculture. "L'agriculture de l'avenir est une agriculture durable", a-t-il lancé.

De son côté, Mme Crevits a assuré qu'il n'était "pas dans (son) ADN" de changer de compétences à mi-législature, mais elle a rappelé avoir déjà connu un changement similaire quand elle a été nommée ministre en 2007 après les départs d'Yves Leterme et d'Inge Vervotte vers le Fédéral. Elle s'est dite consciente de l'énormité des défis en matière de Santé et de la fatigue générée par la crise sanitaire. Elle voit son plus grand défi en la matière dans la résorption de la pénurie de personnel.