De Croo défend le rapatriement d'enfants de djihadistes

Le Premier ministre, Alexander De Croo, a défendu jeudi devant le parlement le rapatriement d'enfants de djihadistes et leur mère. Ces enfants n'ont pas à payer pour les choix de leurs parents, a-t-il fait remarquer.

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La Belgique a récemment dépêché une mission consulaire dans les camps du nord-est de la Syrie pour déterminer combien d'enfants belges de djihadistes présumés s'y trouvent toujours sous le contrôle de l'administration semi-autonome kurde. Aucun rapatriement n'est toutefois prévu dans l'immédiat.

La N-VA et le Vlaams Belang s'opposent à ces rapatriements, jugeant qu'ils constituent une menace pour la sécurité du pays.

"Savez-vous de qui il est question? D'enfants. Que voulons-nous comme société? Que des enfants soient victimes toute leur vie des erreurs fatales de leurs parents?" a lancé le Premier ministre en réponse à Koen Metsu (N-VA), Barbara Pas (VB) et Eva Platteau (Ecolo-Groen).

Cette dernière a rappelé que l'intérêt de l'enfant devait primer. Elle s'est attirée les foudres des deux partis nationalistes flamands. Dans leurs rangs se trouve un certain nombre de descendants de collaborateurs avec l'occupant durant la IIe Guerre mondiale. "Les nationalistes flamands devraient faire en sorte que les enfants ne doivent pas être punis pour les fautes de leurs parents", a-t-elle dit.

Qui plus est, l'Organe de Coordination et d'Analyse de la Menace (OCAM) préconise ce rapatriement, de manière organisée en assurant un suivi systématique des mères qui les accompagnent. "Nous écoutons nos experts", a souligné M. De Croo.

Quant à la séparation des enfants de leur mère, outre qu'elle heurterait des conventions internationales, elle est refusée par les autorités kurdes.