Le futur de la Vivaldi compromis ? Georges-Louis Bouchez et Jean-Marc Nollet opposent leurs visions

Les deux hommes politiques se faisaient face sur le plateau de l'émission "C'est pas tous les jours dimanche" sur RTL-TVI.

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©BAUWERAERTS DIDIER, Belga

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La Vivaldi va-t-elle passer l'été ou est-elle en fin de course ? De nombreux points opposent le MR et Ecolo, éveillant les craintes de certains quant au sort du gouvernement fédéral. Dernier accrochage en date : les 2% du PIB investis pour le budget de la Défense. Selon le coprésident d'Ecolo, il y a d'autres priorités, comme la crise que traversent les Belges. "L'accord est suffisant", estime-t-il. Pour Georges-Louis Bouchez, plusieurs éléments fixés dans le cadre de ces 2% permettent de justifier ces investissements. D'une part, le président du MR pointe les effets sur l'économie belge ainsi que sur la société, prenant l'exemple d'hôpitaux prévus pour les urgences militaires mais pouvant soigner la population belge.

Pour les deux hommes politiques, il faut s'en tenir à l'accord du gouvernement. Reste que l'interprétation diffère... "Moi, je dis à Monsieur Nollet de respecter l'accord de gouvernement. Cet accord dit que l'on doit revenir au niveau des autres pays européens", lance le président du MR. "On va respecter ce qu'il y a dans l'accord du 25 février, qui traduit ce qui est dans l'accord du gouvernement. Un accord est un accord. Un mois après, il ne faut pas le remettre en question. C'est un problème un petit peu récurrent avec Monsieur Bouchez...", tacle de son côté l'écolo. "Je ne suis pas le Premier ministre, en tout cas pas encore", plaisante le libéral. Selon lui, c'est bien avec Alexander De Croo, le garant de l'accord, que Jean-Marc Nollet a un problème.

Taxer les plus riches ?

Pour le président du MR, taxer les plus riches reviendrait à faire partir les start-up vers l'étranger. Cela représenterait donc une perte importante pour l'économie belge, avance le libéral. De son côté, le coprésident d'Ecolo pointe du doigt les inégalités liées au système actuel. "Aujourd'hui, il faut corriger les inégalités." "Ce qu'on demande nous écologiste, c'est de protéger les classes moyennes et les plus petits revenus", poursuit-il.

Pour Georges-Louis Bouchez, "le débat est clos si l'on respecte le gouvernement". Selon lui, Ecolo ne sait pas comment taxer les plus riches en l'absence d'un cadastre des patrimoines. "La solution pour plus d'égalité, c'est de baisser l'impôt. Les nouvelles taxes retombent toujours sur les classes moyennes! Nous devons aussi augmenter le taux d'emploi. Si Bruxelles était un pays, ce serait le plus pauvre de l'UE", argumente le libéral.

Prolongation du nucléaire

Après des mois de discussions, deux réacteurs ont été prolongés. Mais un accord doit encore être trouvé avec Engie. Que faire s'il n'y en a pas ? Pour le président du MR, la ministre Vanderstraeten est en "abandon de poste". "C'est le Premier ministre qui tente de sauver la situation, mais on a une ministre qui a sciemment saboté une des deux voix". Selon le libéral, la manière de gérer le dossier de la ministre de l'Energie a mis le gouvernement en mauvaise posture pour négocier. Il juge cependant possible de trouver un accord avec Engie.

De son côté, Jean-Marc Nollet assure que les discussions se passent mal. "Engie répète ce qu'elle a toujours dit à la ministre de l'Energie, soit qu'ils ne veulent pas des conditions imposées par le gouvernement". Le coprésident d'Ecolo assure souhaiter un accord, mais pas "à n'importe quel prix"... Quitte à ne pas en trouver un. "Ce sera peut-être nécessaire", estime Nollet.

Malgré les nombreux désaccords et ces visions opposées, les deux hommes politiques estiment encore possible de travailler ensemble. Pas d'élections anticipées en vue, mais accrochages et polémiques risquent encore d'émerger.

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