Santé mentale en Belgique: 57 millions dégagés pour trois appels à projets

Le ministre Vandenbroucke les a présentés, lundi, lors d’une visite de l’hôpital Jean Titeca.

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Pas sûr que Frank Vandenbroucke (Vooruit) ait reconnu les lieux. Le ministre fédéral de la Santé a visité, lundi, à Schaerbeek, différents services du centre hospitalier Jean Titeca, spécialisé dans les soins psychiatriques, dont la toute nouvelle unité Ukuma pour la prise en charge des internés libérés à l’essai. Ces lieux, à l’architecture modernisée et pensée pour le confort des patients, n’ont plus rien à voir avec ceux qu’il avait découverts une première fois, il y a vingt ans déjà.

"La philosophie et la pratique des soins psychiatriques sont en train de changer de façon radicale, s'est réjoui Frank Vandenbroucke. En 20 ans, on a constaté une évolution vers une 'désinstitutionnalisation' des patients" par leur prise en charge en dehors des hôpitaux.

Le ministre a profité de cette visite, lundi, pour annoncer le lancement de trois appels à projets en matière de soins psychiatriques, pour un montant total de plus de 57 millions d’euros.

Santé mentale en Belgique: 57 millions dégagés pour trois appels à projets
©JC Guillaume

Amorcer un dialogue avec les détenus

Le premier appel à projets, le plus important, porte sur un montant de 35 millions d’euros et vise à renforcer les capacités psychiatriques hospitalières et ambulatoires destinées aux enfants et aux adolescents.

Le deuxième, d'un montant de près de 16 millions d'euros, concerne l'accompagnement des patients dans les unités hospitalières prévues pour les situations les plus aiguës (High Intensive Care, dans le jargon). Un accompagnement que le ministre souhaite "beaucoup plus humain".

Enfin, une enveloppe de 6,4 millions a été dégagée par le ministre pour des initiatives en faveur des personnes internées, entre autres en prison. "Il s'agit d'un petit montant pour stimuler les initiatives en la matière", selon M. Vandenbroucke. Ces projets pourraient porter, par exemple, sur l'envoi d'équipes dans les prisons dans le but d'amorcer un dialogue précoce avec les détenus souffrant de troubles psychiatriques et les encourager à se lancer dans un parcours de soins et de réinsertion.

Les candidatures répondant aux trois appels à projets sont attendues pour le mois d’octobre au plus tard.