Georges-Louis Bouchez : "Si je ne parle pas le néerlandais, c'est la faute du système scolaire wallon"

Le président du MR, très présent en Flandre, a tenu ces propos dans le magazine people Dag Allemaal. Le libéral est "favorable à l’apprentissage du néerlandais dès l’école primaire".

A.Ca.
Georges-Louis Bouchez : "Si je ne parle pas le néerlandais, c'est la faute du système scolaire wallon"
©DEMOULIN BERNARD

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Cela n'aura pas échappé aux observateurs de la vie politique belge : le président du MR Georges-Louis Bouchez est omniprésent en Flandre ces dernières semaines. Dans l'usine des cuisines Dovy de Donald Muylle, sur les plateaux télé, dans les journaux mais également les magazines people flamands. Dans une interview livrée à "Dag Allemaal", le Montois a réitéré la position de son parti, favorable à l’apprentissage obligatoire du néerlandais dès l’école primaire. Il a été plus loin, explicitant que si lui-même n'était pas parfait bilingue, la faute en était imputable "au système scolaire wallon".

La semaine dernière, GLB avait tapé sur le même clou, dans une interview accordée au mouvement fédéraliste B Plus. "Si cela ne tenait qu’à moi, le néerlandais deviendrait une deuxième langue obligatoire dès l’école primaire", y avait-il délaré. "Le bilinguisme devrait devenir la norme dans ce pays, la barrière linguistique est trop grande aujourd’hui", a-t-il indiqué. "Nous ne pouvons pas continuer à distribuer des diplômes à des élèves qui n’ont pas eu ne serait-ce qu’une seule leçon de néerlandais", concluait-il.

Sammy Mahdi, secrétaire d'Etat à la migration et candidat à la présidence d'un CD&V moribond, avait lui-même dressé l'exact même constat dans La Libre et La DH, estimant "scandaleux" que le néerlandais ne soit pas obligatoire à l'école pour tous les élèves francophones.Ecolo, PS et le PTB s'étaient dits prêts à l'imposer. Le MR s'y était montré favorable également.