"Le néerlandais, c'est moche": Sammy Mahdi répond et demande "du respect de la classe politique"

Sammy Mahdi s'est exprimé à propos d'une séquence sur l'obligation d'enseigner le Néerlandais dans les écoles francophones.

Rédaction
"Le néerlandais, c'est moche": Sammy Mahdi répond et demande "du respect de la classe politique"
©JC Guillaume

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Seul candidat à la présidence de son parti, Sammy Mahdi était également l'invité dans l'émission C'est pas tous les jours dimanche sur RTL TVI. L'occasion de revenir sur une polémique qui avait fait beaucoup de bruit en Belgique. En effet, lors d'une précédente émission, une jeune namuroise refusait d'apprendre la deuxième langue du pays à l'école. "Le néerlandais, je n'aime pas c'est moche. On est déjà obligé d'apprendre l'Anglais alors le néerlandais..." soupirait-elle. "Donc pourquoi obliger l'anglais et le néerlandais. Ça sert dans certains pays, mais pas en Belgique… Enfin en Belgique oui, mais pas à moi. Je n'aime pas."

Le secrétaire d'État à l'Asile et la Migration a répondu à cette polémique. "Le néerlandais est une très belle langue" , commence-t-il en la prononçant en néerlandais. "Et le français l'est d'ailleurs aussi. "On vit dans un État, un pays où on doit quand même essayer de se comprendre l'un et l'autre. Il ne faut pas oublier non plus les inquiétudes flamandes. On est une région qui est peut-être majoritaire en Belgique, mais d'un point de vue linguistique en Europe, on est très très minoritaire. Donc souvent, le Flamand trouve important que l'autre apprenne sa langue. C'est une question de respect souvent aussi."

Pour l'homme politique centriste, ce respect concerne également la partie néerlandophone de notre pays. "Cela va dans les deux sens. Je trouve aussi qu'en Flandre, la connaissance du français se dégrade. Il y a vraiment une importance si on veut vraiment former ce pays. On peut parler de refédéraliser, quel argent l'Etat peut donner aux régions… Mais tout commence par le respect d'apprendre la langue de l'autre."

Pour l'homme fort du CD&V, les politiques ont un rôle primordial à jouer. "Je trouve vraiment que c'est un manque de respect que du côté francophone le monde politique ne décide pas d'obliger la langue néerlandaise dans les écoles francophones" , a-t-il conclu.

Pour rappel, le Français est obligatoire dans les écoles flamandes. En revanche, l'inverse n'est pas vrai en Wallonie.