IVG: le CD&V mettra-t-il de côté son droit de veto? Le parti pose ses conditions

La Vivaldi a mis les dossiers éthiques au frigo.

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C'était l'une des conditions sine qua non émises par les chrétiens-démocrates flamands, alors présidés par Joachim Coens. Après des mois de négociations infructueuses, ils acceptaient de participer à une majorité fédérale sans la N-VA pourvu que leurs partenaires ne puissent leur forcer la main dans les dossiers éthiques.

Le CD&V voulait se prémunir face aux velléités d’allongement du délai requis pour demander une IVG. Il a donc été convenu que la Vivaldi ne prendrait pas d’initiative dans ces matières sans l’accord du partenaire CD&V, qui dispose ainsi d’une sorte de droit de veto. Contacté lundi au sujet du débat portant sur l’inscription du droit à l’avortement dans la Constitution, les chrétiens-démocrates se montrent très prudents.

On pouvait s'y attendre. "L'avortement est un droit des femmes pour lequel nous devons continuer à nous battre", avance le porte-parole du nouveau président du CD&V, Sammy Mahdi. Le parti centriste se dit prêt à participer à un débat sur la question, pour peu qu'il soit mené sérieusement et de manière approfondie. Le point de vue des experts devra également éclairer les décideurs politiques, juge-t-on au CD&V.