Uber Files : vers la création d'une commission parlementaire à Bruxelles?

Après le PS, Ecolo, et le Vlaams Belang, Groen et la N-VA ont gonflé mardi les rangs des formations de l'échiquier politique bruxellois favorables à la création d'une commission d'enquête parlementaire sur les Uber files.

Belga
Uber Files : vers la création d'une commission parlementaire à Bruxelles?
©AP

Écouter cet article

Lire d'autres articles audio

En l'état, si chacun de leurs membres vote en ce sens, il y a au minimum une majorité de 48 voix (sur 89) pour mettre celle-ci sur pied. "Dans toute l'Europe, on assiste à des tentatives de grande envergure pour influencer la décision politique. Il faut une enquête approfondie et une transparence totale pour tirer les leçons qui s'imposent", a estimé le chef du groupe Groen, Arnaud Verstraete.

La N-VA se joint également à l'appel à la création d'une commission d'enquête, a annoncé de son côté la cheffe du groupe N-VA, Cieltje Van Achter. "Il est inquiétant d'apprendre, via les documents d'Uber qui ont fuité, que le précédent ministre de la Mobilité (ndlr: Pascal Smet) entretenait des liens très étroits avec un lobbyiste d'une entreprise d'un secteur pour lequel il préparait une réforme. Ces dernières années, les liens entre le ministre-président bruxellois Rudi Vervoort et le lobby des taxis sont également apparus régulièrement dans les médias. La réalité est que la réforme du secteur des taxis traîne inutilement depuis huit ans. Une commission d'enquête peut donner une réponse décisive sur la manière dont le ministre Smet et le ministre-président Vervoort, ainsi que leurs cabinets, ont agi", a-t-elle, commenté.

De son côté, la députée bruxelloise du CD&V, Bianca Debaets, a affirmé que lors de la précédente législature, au cours de laquelle elle faisait partie du gouvernement bruxellois, elle n'avait pas remarqué d'irrégularités dans le dossier des taxis. "Mais si cela - les révélations, ndlr - est vrai, il faut prendre les mesures nécessaires pour agir", estime-t-elle.

"Nous avons toujours défendu Uber parce que nous sommes convaincus que de telles plateformes doivent avoir leur place à côté du secteur classique des taxis, mais bien sûr, elles doivent alors également respecter correctement toutes les règles du jeu, a-t-elle ajouté.

Sur le même sujet