Georges-Louis Bouchez: "Je pense que le Premier ministre doit faire preuve d'un peu plus de respect pour ses partenaires"

Le président du MR, Georges-Louis Bouchez, est revenu sur les négociations éprouvantes qui ont entouré la réforme des pensions.

La Rédaction avec Belga
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C'était l'une des pommes de discorde les plus importantes de la Vivaldi. Après de longues et éreintantes négociations, les partenaires de la majorité se sont finalement accordés lundi soir sur une réforme du régime des pensions.

Peu après l'annonce du consensus, le contenu de la réforme a toutefois rapidement été critiqué, plusieurs présidents de parti, notamment, estimant que le gouvernement n'avait pas été suffisamment loin sur certains points. Des critiques que le Premier ministre Alexander De Croo (Open VLD) a balayées d'une main, les qualifiant de "bruit de fond sans importance."

Au micro de la RTBF ce mercredi, le président du MR Georges-Louis Bouchez est revenu sur les déclarations de De Croo. "Je pense que le Premier ministre doit faire d'un peu plus de respect pour ses partenaires", a-t-il fustigé.

"Il ne faut jamais que le Premier ministre oublie une chose : une coalition tient grâce à l'équilibre entre les partis et à la volonté des partis que lui-même soit Premier ministre", a lancé le Montois.

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"La menace, l'invective, quand on est chef de gouvernement, n'est pas la meilleure manière d'arriver à des consensus", a encore osé le jeune président, qui a critiqué au passage la méthode de travail et l'organisation des réunions, qui auraient abouti à une ambiance "très compliquée" dans les discussions sur les pensions.

Le libéral a cependant démenti la chute prochaine de l'exécutif, à la suite de cet accord annoncé mardi. "Le gouvernement tiendra (jusqu'aux élections, NDLR), car on a un devoir vis-à-vis du pays".

Quid du nucléaire?

La réforme des pensions étant passée, le gros morceau que l'on attend désormais est celui du nucléaire et de l'accord à trouver avec Engie pour prolonger deux réacteurs au-delà de 2025. Les discussions sont menées par la ministre de l'Energie Tinne Van der Straeten et le Premier ministre. Une forme d'accord, ou de cadre de négociations, est attendue avant jeudi.

Le président des libéraux francophones appuie, mercredi, l'idée d'avoir "un véhicule juridique commun" avec Engie, dans lequel l'État partagerait donc les bénéfices, mais aussi les risques et les charges. Mais "s'il y a une entreprise commune, c'est uniquement pour l'exploitation des deux réacteurs" prolongés, "tout ce qui concerne le passé est à la charge d'Engie", précise Georges-Louis Bouchez, qui voit d'un bon œil que le pays "retrouve la maitrise" de son approvisionnement en énergie.