"Je commence à comprendre pourquoi Engie a l'air de prendre le gouvernement belge pour des rigolos"

François De Smet, président de DéFI, était l’invité de Martin Buxant dans LN Matin.

Dans cette interview, le président de DéFI est revenu sur la crise énergétique actuelle et la réponse du gouvernement fédéral à celle-ci. "Voilà trois ou quatre semaines que ce gouvernement tergiverse. Je ne dis pas que c'est simple, mais il y avait des solutions sur la table."

François De Smet s'est également prononcé sur l'avenir du nucléaire en Belgique. "Je crois qu'il faut beaucoup plus de sérieux sur le nucléaire. C'est un sujet extrêmement grave. Dans l'idéal, je suis pour qu'on prolonge tous les réacteurs possibles de dix ans et les deux derniers même de 20 ans."

"Il y a un petit jeu presque pathétique et indécent autour de Doel 3 (...) Je commence à comprendre pourquoi Engie a l'air de prendre le gouvernement belge pour des rigolos (...). Le petit jeu actuel ou dans un football panique parce que tout le monde paye la sortie du nucléaire qu'on n'aurait pas dû faire, chacun le reconnaît maintenant. Chacun essaye de se refiler le valet noir pour que personne ne soit responsable de la fermeture de Doel 3. Ce n'est pas sérieux."


Il préconise des investissements dans le nucléaire de nouvelle génération et regrette le retard pris sur le sujet. "Tous les partis traditionnels sont responsables. Ecolo-Groen avait le bon diagnostic sur le réchauffement climatique, mais pas nécessairement sur les solutions et donc on doit revenir sur le dogme anti-nucléaire dans lequel nous sommes plongés."

Dans le reste de l'entretien, François De Smet aborde également les aides à l'Ukraine ou encore sa potentielle candidature à sa propre succession à la présidence de DéFI.

Retrouvez l'intégralité de l'interview dans la vidéo ci-dessus.