Cerexhe répond à Maron: "Le job d’un ministre, c’est de porter des mesures, pas de craindre ses collègues"

Benoît Cerexhe (Les Engagés), bourgmestre de Woluwe-Saint-Pierre, une commune très fortement survolée, a réagi à la sortie du ministre bruxellois qui assure que le gouvernement flamand a fait capoter la solution au problème du survol.

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Cerexhe répond à Maron: "Le job d’un ministre, c’est de porter des mesures, pas de craindre ses collègues"
©JC Guillaume / Belga

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Ce mercredi, dans La Libre, Alain Maron (Écolo), ministre bruxellois de l'Environnement, a accusé la Flandre d'avoir fait capoter la solution au problème du survol. "Les discussions en intercabinets ont abouti à une déclaration commune […] Le gouvernement bruxellois, wallon, et le fédéral, tous ont endossé cette déclaration sous réserve que le gouvernement flamand l'accepte. Mais le 18 mai, le gouvernement flamand a décidé de claquer la porte, alors que la négociation avait abouti à un texte."

Benoît Cerexhe (Les Engagés), bourgmestre de Woluwe-Saint-Pierre, une commune très fortement survolée, a réagi à la sortie du ministre bruxellois.

“Le survol est LE dossier sur lequel j’aurais eu envie que les écologistes mettent l’environnement devant l’économique. Quand est-ce que les ministres Ecolo mettront l’urgence climatique et de santé sur la table du Gouvernement pour réduire les nuisances de Brussels Airport ?”, demande-t-il. “N’est-ce pas le moment opportun pour agir dans ce sens ? Il existe aujourd’hui des mesures qui font consensus parmi celles et ceux qui souffrent vraiment du survol : l’interdiction des vols de nuit (22h-7h), l’interdiction des vieux avions-cargos qui dépassent les normes de bruit, la limitation à 220.000 le nombre de mouvements annuel à Brussels Airport.”

Benoît Cerexhe ajoute, autant à l’adresse d’Alain Maron que de Georges Gilkinet, que “le job d’un ministre, c’est de porter ces mesures, pas de craindre ses collègues et d’attendre que la justice lui ordonne d’agir !”

Céline Frémault : Le Premier ministre doit reprendre le dossier lui-même en main”

D’autres élus ont réagi aux propos d’Alain Maron. Céline Fremault, cheffe de groupe des Engagés au Parlement bruxellois s’est dit “ébahie et consternée” sur Twitter, et a jugé “impensable que le ministre Maron se contente d’acter un blocage de son partenaire flamand.” Si un constat d’incapacité à conclure un accord est acté, elle en appelle “au Premier ministre pour qu’il reprenne immédiatement en main ce dossier et le pilote lui-même.”

Le président de Défi, François De Smet, estime quant à lui “qu’il n’y a, hélas, pas d’issue politique possible avec l’assentiment de la Flandre aujourd’hui” et qu’il n’y a d’issue “que dans l’application des décisions de justice et dans la prise de responsabilités du gouvernement fédéral.”

Enfin, Alexia Bertrand, cheffe de groupe MR au Parlement bruxellois, a fustigé Ecolo qui “découvrir l’enjeu du dossier survol de Bruxelles : trouver un accord avec la Flandre…”