COP27 : "Le discours d’ouverture d’Alexander De Croo était creux et décevant"

La Coalition Climat, qui rassemble une centaine d’organisations de la société civile, n’a pas caché sa déception mardi à l’issue du discours prononcé par le Premier ministre belge, Alexander De Croo, à la COP27, en Égypte.

Belgium's Prime Minister Alexander De Croo delivers a speech at the leaders summit of the COP27 climate conference at the Sharm el-Sheikh International Convention Centre, in Egypt's Red Sea resort city of the same name, on November 8, 2022. (Photo by AHMAD GHARABLI / AFP)

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À l’occasion du sommet des chefs d’État et de gouvernement à la COP27, Alexander De Croo a appelé, mardi, la jeune génération, "à faire partie de la solution" dans la lutte contre le réchauffement climatique, au moment où les actions d’activistes du climat se multiplient à travers l’Europe, visant des bâtiments ou des œuvres d’art emblématiques. Dans son discours, le Premier ministre belge a estimé que la seule façon d’avancer "n’est pas de se lancer de la peinture les uns sur les autres" mais de tendre la main l’un vers l’autre.

"Pas un mot sur les 'pertes et préjudices'" (les dommages causés par le réchauffement climatique, NDLR), "Pas un mot sur la rehausse des objectifs climatiques de notre pays", a notamment déploré la Coalition Climat dans une série de tweets postés après le discours de M. De Croo.

"Le discours d’ouverture d’Alexander De Croo était creux et décevant", a ajouté Greenpeace, membre de la Coalition climat, dans un communiqué. "Comme le Premier ministre, nous nous inquiétons de la polarisation du débat sur le climat. Mais pour lutter contre celle-ci, M. De Croo a la solution entre ses mains : il doit mener une politique climatique juste, inclusive et ambitieuse", souligne l’ONG.

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Greenpeace rappelle que les solutions sont connues. Parmi celles-ci, elle cite les investissements massifs dans l’isolation des maisons, dans les transports publics et dans les énergies renouvelables. Elle plaide également pour une augmentation des taxes sur les bénéfices des géants de l’énergie fossile au niveau international et appelle le gouvernement à se doter d’un plan solide pour sortir progressivement des énergies fossiles et mener une transition juste qui prenne en compte l’avenir des travailleuses et travailleurs.

Enfin, Greenpeace invite la Belgique à se montrer solidaire envers les pays du Sud, tenir ses promesses de financement climat, et prendre des engagements concrets en matière de compensation des pertes et dommages subis par les pays pauvres, les moins responsables du réchauffement climatique mais en première ligne de ses effets dévastateurs.

"Il reste deux semaines de COP27 pour que la Belgique s’engage réellement pour la justice climatique. Deux semaines pour que la Belgique se montre à la hauteur du défi du dérèglement climatique", a conclu la Coalition Climat.