Vincent Van Quickenborne : "Ce n'est pas parce qu'on légalise le cannabis qu'on va résoudre le problème de violence à Anvers"

Le ministre de la Justice Vincent Van Quickenborne était l’invité de la matinale de LN24, ce mardi.

Sur le plateau de Martin Buxant, le ministre de la Justice et vice-Premier ministre Vincent Van Quickenborne (Open VLD) a évoqué plusieurs thèmes d’actualité.

Le libéral flamand s’est d’abord exprimé sur le Mondial au Qatar, et notamment sur le refus de sept sélections européennes, dont les Diables rouges, de porter un brassard "One Love" en soutien à la communauté LGBTQ +. "Je constate que lorsqu’on joue un match, nos joueurs de foot se mettent à genou pour la lutte contre le racisme, ce qui est un acte audacieux, débute le ministre de la Justice. Mais maintenant dès qu’il y a des menaces de la FIFA, je pense qu’il faudrait avoir un peu plus d’audace." Vincent Van Quickenborne appelle notamment les équipes européennes à s’unir afin de s’opposer aux menaces de la FIFA.

Le ministre de la Justice a également abordé les récentes tensions entre le MR et l’Open VLD, cristallisées par la "subtilisation" d’Alexia Bertrand, ex-MR, par l’Open VLD. Pour Vincent Van Quickenborne, les relations entre libéraux sont bonnes, mais comme dans chaque famille, "il peut parfois y avoir des tensions et des désaccords." Il rappelle que lundi, les deux présidents de parti ont rédigé une déclaration commune, afin de tourner la page. Le vice-Premier a balayé d’un revers de main les critiques de Georges-Louis Bouchez, assurant vouloir regarder "en avant" et ne pas s’attarder sur les polémiques. Il a également redit tout le bien d’Alexia Bertrand, assurant qu’elle avait "convaincu tout le monde autour de la table avec sa connaissance entière du dossier" lors du bureau de parti de l’Open VLD, lundi soir.

Concernant le décès d’un policier à Schaerbeek, qui a beaucoup ému, Vincent Van Quickenborne rappelle qu’aucune faute grave n’a été commise, selon les premiers rapports. Ce qui n’empêche pas d’améliorer les procédures à l’avenir, notamment en termes d’échange d’informations entre les services de sécurité et le monde médical.

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Enfin, le ministre de la Justice a abordé la question de la lutte contre le trafic de drogue. "Ce n’est pas parce qu’on légalise le cannabis qu’on va résoudre le problème de violence à Anvers, a-t-il estimé. Ça n’a rien avoir avec ça. La violence à Anvers, c’est la cocaïne. Ce sont deux dossiers complètement scindés."