La colère des policiers contre le gouvernement après Belgique-Maroc : "Il est grand temps que la tolérance zéro soit appliquée"

Les syndicats de police tiennent le gouvernement bruxellois pour responsable des émeutes qui ont eu lieu a Bruxelles après le match du Mondial 2022 des Diables rouges face au Maroc dimanche.

Gros débordements à Bruxelles après Belgique-Maroc
Gros débordements à Bruxelles après Belgique-Maroc ©EdA Mathieu Golinvaux

Les syndicats de police, qui organisaient lundi une manifestation pour réclamer davantage de respect, estiment que le gouvernement bruxellois porte une grande responsabilité dans les émeutes qui ont éclaté dimanche dans le centre-ville, dans la foulée du match Belgique-Maroc.

"Ces situations se produisent depuis 20 ans. Il est grand temps que la tolérance zéro soit appliquée et qu'on agisse pour rendre cette ville à nouveau vivable", a commenté Vincent Houssin du SLFP. "Ces gens n'étaient pas là pour faire la fête, ce sont des jeunes qui ne reculent devant rien pour faire d'un après-match un grand moment de violence dans les rues de Bruxelles. Nous ne pouvons l'accepter. Cela fait longtemps que le politique aurait dû comprendre qu'il faut apporter une réponse à ces actes", a poursuivi Carlo Medo du SNPS.

"Au lieu de la fête, on a vu des crapules qui n'étaient là que pour casser et chercher la confrontation avec la police", déplore Eddy Quaino de la CGSP.

Le MR de la Ville de Bruxelles demande un plan d'intervention pour les matchs suivants

Le groupe MR de la Ville de Bruxelles a ajouté lundi sa voix aux condamnations politiques sans équivoque des événements violents de dimanche à Bruxelles, dans le contexte du match Belgique Maroc. Par la voix de son chef de groupe, David Weytsman, il a demandé au bourgmestre de Bruxelles de mettre en oeuvre un "réel plan d'intervention et de prévention", en vue des matchs à suivre dans le cadre de la Coupe du monde.

Demandant que les casseurs soient punis avec la plus grande fermeté et s'étonnant du nombre peu élevé de personnes arrêtées, David Weytsman a également interrogé le bourgmestre Philippe Close sur les motifs pour lesquels il a décidé de circonscrire les émeutiers dans un quartier précis, à savoir Lemonnier, sans en avertir au préalable les habitants et les commerçants. Selon lui, certains riverains sont encore littéralement terrorisés à la suite des faits de violence.

Il demande également que la Ville intervienne pour les dégâts occasionnés pour les commerçants si les compagnies d'assurance ne le font pas.

Disant apporter tout le soutien de son groupe aux médias pris pour cible, le chef du groupe libéral s'est enfin dit inquiet, en termes d'image, par ce qui se passe. "Les émeutes d'hier sont passées sur plusieurs chaînes de TV internationales et le New York Times en a fait un papier également ce matin... Notre ville se relève à peine de deux années de crise qui ont empêché les touristes de venir jusqu'à nous. C'est très dommageable pour Bruxelles", a-t-il conclu..

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