La Chambre rabote la dotation des partis politiques de 5,3%

La commission Constitution de la Chambre a approuvé mercredi une proposition de loi de la présidente Eliane Tillieux (PS) qui réduit de 5,3% la dotation des partis politiques. Le texte a reçu un soutien unanime moins l'abstention de la N-VA et du PTB.

Un traité avec l’Iran, approuvé par les chambres, pourrait permettre à terme de libérer Olivier Vandecasteele.
La commission Constitution de la Chambre a approuvé mercredi une proposition de loi de la présidente Eliane Tillieux (PS) qui réduit de 5,3% la dotation des partis politiques ©Photo News

Cette économie, qui s'appliquera dès le 1er janvier pour les années 2023 et 24, représente 1,98 million d'euros. Elle est une réponse à une demande du gouvernement fédéral dans le cadre de ses travaux budgétaires. Au gel demandé par l'exécutif, le pouvoir législatif a préféré le maintien de l'indexation de la dotation pour ensuite réduire celle-ci et arriver à un résultat identique.

Le débat sur ce texte n'a pas manqué de relancer celui plus large du financement des partis politiques, piliers de la démocratie belge et qui bénéficient de dotations publiques. Le PTB s'est montré particulièrement acerbe. "Si c'est cela la seule proposition de la Vivaldi sur le financement des partis, c'est de l'enfumage", s'est exclamée la cheffe de groupe, Sofie Merckx, qui a mis en avant le niveau élevé de financement des partis en Belgique en comparaison avec les pays voisins.

La coalition Vivaldi a l'ambition de revoir de fond en comble ce financement, a fait remarquer Kristof Calvo (Ecolo-Groen). "C'est bien qu'à court terme, on fasse des économies mais une réforme de fond est nécessaire. Je suis un grand partisan du financement public des partis mais il faut aussi fixer des règles du jeu, savoir ce qu'on peut faire avec cet argent, qui contrôle l'usage, etc. J'espère que l'on pourra mener cette réforme de fond d'ici 2024", a-t-il expliqué.

C'est justement cette utilisation de la dotation publique que le PS a opposée au PTB. Le parti marxiste a dépensé plusieurs millions d'euros pour diffuser ses messages sur Facebook. "Le PTB a dépensé des millions d'euros au profit de la multinationale Facebook qui n'a pas hésité à loger une partie de son argent dans des paradis fiscaux. Il faudra aussi que l'on dépose des propositions sur ce sujet", a souligné le chef de groupe, Ahmed Laaouej.

La commission a mandaté des experts pour faire des propositions sur le financement des partis. Ils présenteront leur rapport le 14 décembre.