Les mots forts du ministre de la Justice à la Chambre concernant les émeutiers de Bruxelles

Le ministre de la Justice Vincent Van Quickenborne (Open Vld) souhaite que les parents de jeunes émeutiers soient "davantage responsabilisés". Jeudi à la Chambre, il a suggéré que les allocations familiales puissent être réduites, même s'il a admis que ce n'est pas une compétence fédérale.

 Vincent Van Quickenborne
Vincent Van Quickenborne ©Photo News

Le ministre était, avec la ministre de l'Intérieur Annelies Verlinden (CD&V), interrogé par les députés à la suite des incidents qui ont éclaté dimanche en marge du match de la coupe du monde de football remporté par le Maroc face à la Belgique.

Vincent Van Quickenborne a avancé trois mesures pour éviter que de tels incidents se reproduisent : être plus réactifs, élaborer une liste "des jeunes problématiques" et "responsabiliser les parents". "Pourquoi ne pas sabrer dans les allocations familiales !", a-t-il lancé dans une intervention uniquement applaudie par le Vlaams Belang. "Sanctionner pour leurs actes oui, stigmatiser toute une communauté, non", a-t-il toutefois nuancé. Le ministre de la Justice a par ailleurs indiqué qu'un avant-projet de loi visant à permettre une comparution devant un juge dans les cinq jours arrivera "d'ici quelques semaines" sur la table du gouvernement.

Cette intervention a fait bondir Nabil Boukili (PTB, opposition). "Vous vous êtes fait applaudir par l'extrême-droite. Savez-vous que les mamans belgo-marocaines sont allées nettoyer après ce qu'il s'est passé ?", a-t-il déclaré.

Annelies Verlinden a de son côté indiqué qu'un dispositif de sécurité était mis en place ce jeudi après-midi, alors que la Belgique et le Maroc jouent leur qualification pour les huitièmes de finale.

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