Augmentation de 5 euros du titre-service : pas d'unanimité au sein des employeurs

La Fédération wallonne des entreprises d'insertion (InitiativES) et la Plateforme de concertation des organisations représentatives de l'économie sociale en Belgique francophone (Concertes) indiquent jeudi qu'elles ne soutiennent pas la demande d'augmentation de 5 euros du titre-service, annoncée par les trois plus grands employeurs du secteur mercredi.

Nouveau le 1er janvier - Le prix des titres-services augmente d'un euro à Bruxelles
Augmentation de 5 euros du titre-service : pas d'unanimité au sein des employeurs ©BELGA

Les organisations s'opposent "fermement" à la demande des fédérations patronales pour "assurer l'équilibre du dispositif". "Une augmentation aussi conséquente du titre-service serait insoutenable pour les classes moyennes inférieures", soutiennent les deux organisations dans le communiqué. En outre, elles indiquent que cela inciterait au travail au noir, mais aussi que "la proposition du gouvernement wallon d'augmenter le titre-service de 1 euro permet déjà de structurer le secteur en cette période de crise".

La FGTB, la CSC et la CGSLB ont également réagi à l'annonce dans un communiqué jeudi. "Le secteur est subventionné à 70% par les pouvoirs publics", affirment les syndicats. "Nous sommes et restons d'avis que l'argent public doit être utilisé pour le bien-être des aide-ménagères et non pour enrichir davantage une riche minorité d'actionnaires."

Mercredi, les trois fédérations patronales réclamaient une hausse de 5 euros de la valeur du titre-service pour donner au secteur une "perspective durable", alors que la moitié des sociétés de chèques-services sont actuellement déficitaires, selon une analyse économique et financière commandée à l'entreprise Graydon Creditsafe.

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