"Cette conférence de presse suscite plus de questions qu'elle ne donne de réponses", a réagi le chef de groupe de Groen au parlement flamand, Björn Rzoska, qui se demande si Jan Jambon se rend compte de la gravité des faits. Jan Jambon, a assuré samedi, devant la presse, qu'il n'avait jamais eu l'intention de déformer la vérité sur sa connaissance de l'affaire Chovanec. Il a toutefois regretté des "déclarations hâtives" et affirmé que son cabinet n'avait commis aucune faute dans le traitement de ce dossier.

"A chaque jour une nouvelle version mais toujours pas de réponses", selon Björn Rzoska. "Un homme est mort à la suite de violences policières et nous avons l'impression que le ministre-président Jambon n'avait pas et n'a toujours pas pris conscience de la gravité de la situation. Il a perdu ici beaucoup de crédibilité", estime le Vert flamand.

"S'il veut encore garder une certaine crédibilité, Jan Jambon ne devra pas venir avec une nouvelle version mardi en commission de la Chambre mais bien avec des preuves. Dans le cas contraire, il ne pourra plus échapper à sa responsabilité politique", conclut le chef de groupe Groen.