Les négociations salariales à propos des salaires et des conditions de travail dans le secteur privé ont été interrompues mardi, le fossé entre syndicats et employeurs semblant être trop profond. Le front commun syndical estime la marge salariale maximale, hors index, de 0,4% insuffisante et considère également que des hausses plus substantielles sont possibles dans certains secteurs, surtout ceux qui ont bien résisté à la crise du coronavirus.

Comme les syndicats et le patronat ne sont pas parvenus à s'entendre sur la question des salaires, c'est au gouvernement, dont font partie les Verts, de trancher.

"Le gouvernement devra faire preuve de créativité tant la loi de 1996 est devenue un lourd carcan, mais c'est faisable. De même il faut aussi avancer sur la revalorisation des salaires minimum", ajoute le co-président Jean-Marc Nollet dans un communiqué diffusé samedi.

"Le blocage des négociations salariales montre une fois encore que la révision de la loi de 1996, adoptée en 2017 à l'initiative du gouvernement Michel, handicape gravement la concertation sociale, empêche des augmentations salariales équitables dans les secteurs en bonne santé et entrave fortement la valorisation salariale de prestations exceptionnelles accomplies dans des situations de crise. 'Il faudra revoir cette loi pour la 'réparer' et pour la compléter. Il n'est pas cohérent de se focaliser à ce point sur les coûts salariaux comme seul facteur définissant notre prospérité. Il faut également prendre en compte d'autres paramètres tels que la formation, la maîtrise de la facture énergétique, l'innovation, l'investissement, la recherche, etc', annoncent les coprésidents d'Ecolo pour qui, sous bien des aspects, "cette loi est devenue obsolète".