Ce mercredi soir, le médecin en chef des hôpitaux Saint-Jean de Bruxelles, Kenneth Coenye, a tiré la sonnette d'alarme en affirmant que la situation épidémiologique d'Anvers pourrait prochainement être la même dans la capitale.

Effectivement, la propagation du virus dans la capitale inquiète. Ce mercredi, un tiers des personnes admises à l'hôpital provenaient de Bruxelles.

Le ministre bruxellois de la Santé, Alain Maron n'exclut pas que les mesures prises à Anvers soient appliquées à Bruxelles. "Cela n'a pas encore été discuté. Nos services régionaux analysent les chiffres de Sciensano tous les jours. Nos chiffres ne sont pas aussi mauvais maintenant qu'à Anvers. Mais s'il y a une évolution, alors toutes les mesures sont possibles", confie-t-il à la VRT. "Ce n'est que lorsque les chiffres augmentent que vous prenez des mesures comme à Anvers. Il faut alors réduire le nombre de personnes en mouvement, rendre le masque obligatoire dans le domaine public et pas seulement dans les rues animées.Un couvre-feu n'est pas exclu", poursuit le membre d'Ecolo.

Le ministre bruxellois de la Santé se dit inquiet de l'évolution, même s'il rappelle que l'augmentation des nouveaux cas ne concerne que certaines villes. 

Enfin, Alain Maron appelle la population à davantage participer à l'enquête de tracing menée dans tout le pays. "Nous devons faire comprendre à tout le monde que nous ne voulons pas punir parce que quelqu'un a été à un barbecue, par exemple, mais c'est pour aider. Et ce n'est pas un problème propre à Bruxelles seulement, c'est partout", conclut-il.