Politique belge

Son nom était inscrit depuis le début des négociations bruxelloises parmi les figures certaines du casting ministériel. Alain Maron était, aux côtés de Zakia Khattabi (dont il est proche), la coprésidente d'Ecolo, l'un des négociateurs de la majorité régionale. Député bruxellois depuis 10 ans, il s'était distingué dans le scandale du Samusocial. Sa pugnacité avait été remarquée au sein de la commission d'enquête sur les privilèges indus accordés aux responsables de cet organisme destiné aux plus défavorisés.

Alain Maron est probablement l'une des personnalités les plus prometteuses au sein d'Ecolo. Il combine, en effet, des qualités précieuses politiquement pour les verts. D'un côté, son parcours parlementaire récent lui a permis de s'illustrer dans le domaine de l'éthique politique et de la gouvernance. De l'autre côté, il dispose de qualités "politiciennes" plus classiques : il a un fin sens tactique et analytique, il a conscience de l'importance de pouvoir nouer des accords, de faire des compromis. Très résistant au stress, il va constituer un solide pilier pour Ecolo au cœur de la nouvelle majorité régionale bruxelloise.

Un portefeuille stratégique

A 47 ans, ce licencié en politique économique et sociale s'empare du stratégique portefeuille de l'Energie et du Climat, de l'Eau, de la Propreté, du Port de Bruxelles, de la Démocratie participative, de l'Action sociale et de la Santé. Le bilan des verts en fin de législature dépendra en grande partie de la qualité de son travail au gouvernement.