Sourires, remerciements et positivité : le ton était donné au sortir du centre de vaccination de Charleroi, installé au CEME à Dampremy, pour Alexander De Croo, Christie Morreale et Paul Magnette. "Le progrès de la vaccination, c'est vraiment ça qui va nous sortir de cette pandémie. D'ailleurs on voit qu'on est en train de battre ce virus. On voit que les chiffres vont vraiment dans le bon sens et c'est grâce au fait que les gens dans notre pays sont prêts à se faire vacciner", nous explique le Premier Ministre, Alexander De Croo.

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Depuis le début de la semaine, la Belgique a doublé le rythme des vaccinations, passant en Wallonie de 130.000 à 250.000 doses hebdomadaires. Objectif : vacciner un million de personnes en Wallonie en mai, et accélérer encore pour passer à 1,6 million de personnes vaccinées sur le mois de juin (400.000 doses hebdomadaires). "On pense qu'à partir du 15 mai environ, on pourra commencer la vaccination du grand public (et non plus uniquement les personnes de 65+ et/ou vulnérables, NdlR)", souligne Christie Morreale, Ministre de la Santé. 

Cependant, aux USA on remarque qu'après avoir dépassé le cap des 50% d'adultes vaccinés, le rythme est retombé, une grande portion de la population ne souhaitant pas se faire vacciner: "chez nous, j'ai l'impression que les gens sont enthousiastes à l'idée de se faire vacciner, c'est notre sortie de la pandémie! Un élément important, c'est la solidarité de vaccination: c'est grâce aux gens de plus de 65 ans qui se font vacciner aujourd'hui que leurs enfants et petits-enfants pourront faire plus de choses dans les semaines à venir", répond De Croo. Le Premier Ministre n'oublie pas de remercier toutes celles et ceux qui travaillent tous les jours, bénévolement parfois, dans les centre de vaccination. Paul Magnette, de son côté, est sur la même longueur d'ondes: "ça fait vraiment très plaisir de voir qu'aussi bien des médecins, des infirmiers, des pharmaciens, des étudiants, du personnel administratif, la sécurité, la police, l'armée... on a vraiment une formidable mobilisation de toutes les disciplines qui rendent cette vaccination massive possible."

Quand à savoir si une troisième dose, peut-être à l'automne, sera nécessaire pour booster l'immunité collective ou se prémunir contre les variants, Christie Morreale indique qu'aujourd'hui, rien n'est tranché. Ce sont des discussions qui sont en cours avec les firmes pharmaceutiques pour des rappels, qui pourraient alors être injectés par les médecins généralistes directement. "Et ce ne serait de toute façon pas une organisation aussi lourde que celle qu'on connaît aujourd'hui avec les centres de vaccination, qui ne sont finalement qu'une parenthèse très exceptionnelle pendant six mois."