Après une réunion marathon d'environ 18 heures, les partis de la majorité (N-VA, CD&V et Open Vld) ont voté pour, à l'inverse des formations d'opposition (Vlaams Belang, Groen, sp.a et PVDA). Le Parlement flamand a examiné le budget sous tous ses aspects durant une séance débutée jeudi matin à 9 heures.

Sans surprise, les chiffres virent au rouge cette année et l'an prochain en raison de la crise du coronavirus. En 2020, l'épidémie laissera un déficit de près de 7 milliards d'euros dans le budget et celui-ci sera de 3,5 milliards en 2021.

Une partie importante du débat s'est concentrée sur le plan de relance flamand "Flemish resilience", d'un montant de 4,3 milliards d'euros, grâce auquel le gouvernement veut renforcer la prospérité et le bien-être de la population du nord du pays après la crise sanitaire.

La plus grosse part de ce plan, soit 1,460 milliard d'euros, ira aux investissements publics, comme les infrastructures cyclables. En outre, un montant de 1,275 milliard sera consacré au climat, à la durabilité et à l'innovation. Une troisième partie importante est constituée par les 820 millions d'euros destinés à la numérisation, par exemple de l'enseignement.

La majorité au Parlement se dit convaincue que ce plan de relance contient les bons choix pour sortir la Flandre de la crise.

Un avis que ne partagent pas les partis d'opposition. Selon le sp.a, il y a ainsi un manque d'"investissements intelligents". Groen, en revanche, estime que les ressources sont trop "fragmentées" et parle d'un "plan confetti". Pour le PVDA, le gouvernement n'a "tiré aucune leçon du passé". Le parti déplore notamment des économies supplémentaires dans les services publics et trop peu d'investissements dans, entre autres, De Lijn.